Retour en France depuis les Antilles
publié le 03 Mars 2010 23:30
Qui a déjà fait le retour depuis les Antilles?
La meilleure période semble se situer en mai- juin. Un départ en Avril de Guadeloupe est -il envisageable?
La meilleure route: direct ou Les Bermudes?
Merci de vos expériences
La meilleure période semble se situer en mai- juin. Un départ en Avril de Guadeloupe est -il envisageable?
La meilleure route: direct ou Les Bermudes?
Merci de vos expériences

















Bonjour,
la période favorable se situe effectivement entre mai et juin. Un départ plus tôt serai soumis certainement a des conditions météo plus perturbées, notamment proche des Açores.
pendant la période favorable la route est généralement fonction des conditions sur le centre de l'Atlantique (position de l'Anticyclones de Açores)La route au départ des Antilles plutôt NE, passage au large des Bermudes et route vers les Açores avec des vents de secteur W.
(rappelons que nous sommes dans une année El Nino...)
Cordialement
Michel
Bonjour,
je conseille fortement l'escale aux Bermudes, c'est un souvenir inoubliable qu'il serait dommage de manquer.
Nous avons traversé en mai et nous avons eu tous les types de temps du calme à la tempête.
Mais les Bermudes et les Açores resteront toujours dans nos coeurs.
JF
Tempête ? Force 10 ? Aïe aïe aïe ! C'est courant à cette époque ?
je confirme que les bermudes sont une bonne escale mais moi j'arrivais des bahamas c'est le paradis je les conseille aux navigateurs qui sont dans les caraibes c'est mon plus beau souvenir; pour rentrer j'azi pris contact avec un routeur cela me rassurait mais rassurait surtout ma femme qui était mon seul equipier et mes enfants qui étaient en france et j'ai ainsi evité un gros coup de vent .son adresse il a egalement un site mais bien sur il y en a d'autres michel.meulnet@wanadoo.fr bon vent belle mer
Bonjour...
à Michel Meulnet allias Mike71 qui donne la première réponse... Quelle est l'incidence d'une année "El Niño" chez nous ?
Il est vrai que d'une année à l'autre c'est différent...
Parti de Guadeloupe mi avril, il y a quelques années, j'étais trois semaines plus tard à Horta avec une semaine plein nord pour "sortir" des alizés qui étaient un peu Nord Est... sans jamais avoir plus de force 7, loin d'une tempête que certains disent avoir eu en mai...?
D'autres partis plus tard, début mai, se sont retrouvés "empétolés" et on mis une semaine de plus...
Et si on veut faire une escale au Bermudes, ce qui rallonge de quelques centaines de milles et quelques jours (sur place), il faut peut-être prévoir de quitter les Antilles un peu plus tôt ?
En quelques mots.. El Nino, par effet "d'ondes de chocs" peu affecter les régions les plus éloignée du Pacifique. Le déplacement des régions des pluies tropicales affectent la structures des vents sur toutes la planètes. Vents qui sont formés dans l'air au dessus de ces nuages vont déterminer la position des moussons, des routes cycloniques, et des ceintures de vent séparant régions chaudes et régions froides.
Je pense que ceux qui ce sont"empétolés", on pris une option vers la route directe en passant par le centre de l'anticyclone...
la stratégie est de rester calé sur la bordure de cet anticyclone en anticipant les mouvements de celui ci...
J'ai routé des équipages avec 12-15n de vent favorable sur tout le trajet et une mer quasi d'huile, pour d'autres cela à été un peu plus compliqués avec des évolutions sur le trajet..
Dans le cas effectivement d'une escale aux Bermudes départ un peu plus tôt peut être envisagé ( la route peut être quand plus longue de près de 500Mn)
Cordialement
c'est vrai que les périodes de calmes sont vraiment pénibles , scotchés dans l'anticyclone .
la bonne saison est particulièrement propice à ce genre d'exploit.
Pourquoi ne pas traverser en plein hiver ?
départ juste avant Noël , histoire de passer les fêtes au prés .
assez vite après un peu de nord et surtout après les Açores , vous serez poussés un bon sud ouest entre 25 et 45 noeuds , virile et tonifiant .
Avantages multiples :
vous ferez des économies de grand voile et de gazole
il y aura de la place à la marina d'Horta et au prix basse saison
vous n'attendrez pas de vous faire servir la bière chez Peter !!!
un seul inconvéniant :
nuits de 16 heures un peu longues
et puis après tout pourquoi rentrer ?
J'ai fait deux fois (2004 et 2009) ce retour intéressant du point de vue navigation. A cause du risque de cyclones qui croit à partir de Juin il est prudent de viser d'arriver aux Açores au plus tard dans les premiers jours de Juin (on croise en effet la plupart des trajectoires)(voir le site cyclones de la NOAA).
Premier retour (Mai 2003) via les BVI et les Bermudes que nous avons aussi appréciées. De là il faut étudier les cartes météo à 5 jours. Les nôtres nous indiquaient un chapelet de dépressions assez creuses cheminant vers l'ENE depuis la latitude du Cap Hatteras ou de New York approximativement. Au lieu de partir NE comme nous le conseille les guides nautiques nous sommes partis presque plein Ouest et nous avons piloté notre trajectoire au barométre calé sur 1012Hpa. Quand il montait on mettait du Nord dans notre cap pour ne pas tomber dans l'anticyclone des Açores, quand il descendait nous mettions de l'Ouest dans notre cap pour éviter d'aller dans des pressions trop creuses. Nous avons fait ainsi une nav assez rapide (11 jours des Bermudes à Florés dont moins d'une journée de moteur), sûre et confortable alors que les bateaux partis vers le NE arrivaient plus tard (on ne va pas vite dans le gros temps) les uns avec un étai rompu, d'autres avec voiles déchirées, annexe perdue ou frayeurs le mât dans l'eau comme nous avons pu le constater à Florés ou Horta deux jours après.
Deuxième retour (Mai 2009) départ direct depuis Barbuda (à ne pas manquer!) pour Horta. Une météo compliquée avec un anticyclone très à l'Ouest m'a conduit à chercher (avec les fichiers Grib Chopper de la NOAA) à utiliser des couloirs de vent faible qui s'évanouissait quand on y arrivait et qui m'ont embarqué trop à l'Ouest. J'ai dû faire beaucoup de moteur (mais mon Garcia 17m a, avec un Perkins à régime économique lent et hélice avec overdrive une autonomie de 1700 milles!).
Le jeu est donc de naviguer entre les dépressions ou vents d'Ouest qui peuvent être forts en montant vers 38° ou 39° et l'anticyclone des Açores (mais les deux sont très baladeurs). Finalement ma marche au baro qui m'a fait faire une belle trajectoire en S aplati a été très optimale mais j'ai peut-être eu de la chance.
Si vous n'avez pas accès aux fichiers Gribs étalonnez bien votre baro, partez vers le NE pour aller chercher les vents d'Ouest mais surveillez votre baro et faites de l'Ouest dès qu'il descend de quelques Hpa puis corrigez lorsqu'il remonte au-dessus de 1013.
Attention de ne pas se faire embarquer trop dans l'anticyclone car on peut y rester scotché un bon bout de temps (des semaines) si on n'a pas une grosse autonomie au moteur(et en eau).
quand on se déplace à 5/6 noeuds de moyenne, voir un peu plus, je ne vois vraiment pas comment on peut échapper à une dépression.
Voilà qui me laisse totalement perplexe.
Pour Artimon :
Je suppose que quand vous dites que vous faites "de l'ouest", il faut comprendre que vous naviguez cap à l'est, sinon vous avez dû atterrir assez vite aux Etats-Unis…
Il faut lire de l'Est bien entendu. Quant au déplacement des dépressions que nous avons longées je ferai deux remarques:
- la plus creuse avait, c'est logique, une zone d'influence induisant des vents forts très vaste et ne se déplaçait pas très vite
- les suivantes (j'ai indiqué que c'était un chapelet) suivaient derrière en balayant approximativement le même couloir dépressionnaire.
Si, suivant votre trajectoire, vous vous trouvez 200 ou 300 milles après trois jours de nav plus proche ou moins proche d'une zone dépressionnaire on conçoit facilement que l'on n'a pas les mêmes forces de vent.
Bien entendu si on se trouve pile sur la trajectoire d'une dépression à 6 noeuds on n'y peut rien. Mais justement, sur une nav de près de 1800 milles on peut généralement s'arranger en suivant la météo et le baro d'éviter d'aller se mettre sur leurs trajectoires. En se calant sur 1012 avec la forme sur 5 jours des isobares que nous avions nous avions très peu de chances de se faire rattraper par les dépressions qui passaient dans notre Nord. Je confirme que ceux qui sont partis sans trop se poser de questions de météo en faisant un bon NE conformément aux instructions nautiques sont allés, avec la situation (relativement classique) que nous avions, se mettre dans la gueule du loup.
Je conseille vivement, pour les grandes traversées où l'on peut déplacer les points intermédiaires de plusieurs centaines de milles sans changer significativement la route totale (la trajectoire proposée en moyenne statistique par les IN est de toute façon très loin d'une orthodromie) de choisir sa route en fonction des prévis météo à 5 jours (qui ont fait d'énormes progrés dans leur fiabilité en plein océan): c'est plus sûr, plus confortable et généralement plus rapide, en outre c'est amusant et satisfaisant de réussir (pas toujours, voir mon deuxième retour!) une trajectoire plus Sioux!
La meilleure route?
Ben ça dépend du bateau, de l'équipage, de sa mentalité etc...
Tout ce que dit artimon est techniquement irréprochable, oui mais avec un garcia de 17 mètres!
Avec un vieux bateau de 10 mètres, pas de météo à 5 jours parce que trop chère et un équipage réduit, et surtout peu enclin aux navigations "toniques" par 35 noeuds de vent sous une pluie glacée alors les options peuvent etre bien différentes...
Nous avons mis 23 jours dont une quinzaine au près en choisissant la route directe mais nous n'avons pas trop souffert alors que nos amis partis vers le nord ont vécu un calvaire (mer très grosse, froid vif etc...). D'autres, partis mi avril vers le nord ont eu des conditions quasi idéales alors....?
Alors, et bien Artimon le dit expressément: la chance, le fion, le cul. Il m'a été répondu, à ma question "qu'est-ce que la chance?" que c'est une suite de bons choix dans le futur. Mais perso, je me suis fait bien remuer entre BVI et Bermudes (ma femme et moi dans la couchette de quart, mais qu'est-ce qu'on fait là?) et je ne regrette pas le secouage et le séjour aux Bermudes. Ne serait-ce que les banquiers en blazer-cravate-bermuda-derbies. Je n'ai pas de routeur, je suis trop pingre, mais je m'applique à la mesure de mes moyens: je me suis qqfs mis à la cape. Ceci écrit, il serait idiot de refaire le monde, les pilot-charts sont utiles, mais moins pointus qu'un routeur; je me passe du second, pas des premiers. Ma CB aussi!
Une simulation de voyage avec VVP2 pour le moi de Mai (profil : voilier quillard de 40 pieds & 9000kg) au départ des environs de la Guadeloupe pour arriver au large de la Bretagne : voir pdf joint
http://www.digwave.com/
Bj,
Juste pour mon info, quel est le budget pour un routage d'une traversée de l'atlantique?
a+
Joël
voilà une question qu'elle est bonne!
La réponse ne saurait tarder........
Bj,
Comme quoi que parler argent est toujours tabou?
a+
Joël
un routage pro tourne autour de 300€ .
bonjour,
Je confirme entre 200 et 300€
devis(gratuit) searout@orange.fr
Cordialement
Effectivement, de façon à limiter le coût des communications, je communique les informations via la messagerie Iridium (gratuit).Sous forme de bulletins en texte clair. en évitant les fichiers volumineux (plus long a télécharger et cher).
Toujours dans le but de limiter le coût com. du navigateur, je peux envoyer par (mail list) nouvelles et position bateau(cartographiée) aux proches, familles, amis, cela est compris dans l'offre de service.
Cordialement
http://www.searout.fr
Salut Mike
et tu fais ça aussi pour le Pacifiique?
Henri
Bonjour,
Oui toutes zones, je répond également à des demandes ponctuelles (études de parcours....)
Cordialement
Bj,
Merci pour la réponse, cela reste raisonnable au niveau du prix.
a+
Merci
Joel