Préparation de coque et d'appendice : quid ?
publié le 07 Septembre 2010 20:04
Bonjour,
On voit fleurir un peu partout dans les petites annonces la précision "coque / appendice(s) préparé (s)". Késaco ? Le proprio du Sun Fast 3200 que j'ai loué cet été m'a dit qu'il sagissait de rattraper les défauts d'industrialisation de la coque et des appendices, afin d'obtenir une traînée correspondante aux calculs de l'archtiecte. En gros, me disat-il, il s'agit de mettre à nu les surfaces que l'on souhaite préparer, y appliquer une peinture révélatrice des imperfections, puis boucher ces mêmes imperfections par une sorte de mastic... Comme on jadis sur nos guimbardes de jeunesse pour les maquiller avant de les refourguer... Sauf que le tarif, selon le proprio en question, est franchement prohibitif. Quelqu'un a-t-il déjà cédé à la tentation de ce genre de préparation ? Est-ce plus compliqué que cela en a l'air, ou cela est-il accessible à un bon bricoleur amateur (bien outillé question patience) ? Connaissez-vous des adresses de professionnels proposant ce genre de service dans notre bon viel hexagone ?
Bon vent à tous...
Arnaud
On voit fleurir un peu partout dans les petites annonces la précision "coque / appendice(s) préparé (s)". Késaco ? Le proprio du Sun Fast 3200 que j'ai loué cet été m'a dit qu'il sagissait de rattraper les défauts d'industrialisation de la coque et des appendices, afin d'obtenir une traînée correspondante aux calculs de l'archtiecte. En gros, me disat-il, il s'agit de mettre à nu les surfaces que l'on souhaite préparer, y appliquer une peinture révélatrice des imperfections, puis boucher ces mêmes imperfections par une sorte de mastic... Comme on jadis sur nos guimbardes de jeunesse pour les maquiller avant de les refourguer... Sauf que le tarif, selon le proprio en question, est franchement prohibitif. Quelqu'un a-t-il déjà cédé à la tentation de ce genre de préparation ? Est-ce plus compliqué que cela en a l'air, ou cela est-il accessible à un bon bricoleur amateur (bien outillé question patience) ? Connaissez-vous des adresses de professionnels proposant ce genre de service dans notre bon viel hexagone ?
Bon vent à tous...
Arnaud

















Bonjour,
ça me fait penser à ce que je fesais en dériveur avant chaque régate... si c'est ça, c'est juste un travail de patience... mastic epoxy et papier de verre à l'eau... En général, ce qui est cher chez un pro, c'est la main d'oeuvre, et pour ce genre d'operation, il n'y a quasiment que de la main d'oeuvre. ce genre de travail ne requier aucune connaissance particulière, juste un peu de minucie.
Bonne journée.
Xavier.
Bonjour,
Oh la ! une préparation de coque ce n'est pas simple au moins d'avoir un sacré coup de patte pour les enduits et prend beaucoup de temps. L'emploi de gabarit peut être parfois nécessaire. Le propriétaire du Sun Fast 3200 a très bien expliqué ce que c'était techniquement cette préparation. En exemple :regardez les différences de vitesse des Figaros, certains sont réalisés par des professionnels (les premiers dans les classements) et les autres réalisés par les skippers ou préparateurs, fautes de moyens, le plus souvent sont à la traine. C'est vrai que le niveau des skipper n'est pas le même non plus.
Même maintenant dans les grandes régates il n'y a plus photos, les coques préparées par des pros on les retrouves souvent dans les 1ère place. Donc beaucoup d'argent en jeu. Ceux qui utilisent ces professionnels, disposent aussi des jeux de voiles qui vont avec (les prix). C'est un peu pour cela que j'ai quitté ce monde de la régate qui m'a pourtant appris énormément.
Le Sun Fast 3200 a été conçu pour la transquadra solo, vu le niveau technique et financier de cette course mais sans enjeux, certains skippers utilisent des professionnels. Budget très élevé, c'est bien pour cela que déjà en 2002 j'avais déclaré forfait pour cette course faute de moyens financiers à l'époque.
Maintenant si vous ne carénez pas régulièrement, pratiquement entre chaque régate, votre préparation par vous même suffira largement. Nous pour nos croisières je pense qu'il n'y a aucun gain ou très peu, d'effectuer une tel préparation.
Alain
Salut,
Tout à fait d'accord avec toi Alain, mais je ne pense pas que notre ami Arnaud vise une préparation de très haut niveau.
En revanche, suite à ton explication, j'émets des doutes sur ta remise en cause de la préparation de coque faite par les skippeurs eux-mêmes. Comme tu le dis, les skippers qui préparent eux-mêmes leur coque font des impasses sur le reste du matériel (par souci d'économie); si ils n'ont pas de gros sponsors, c'est surement aussi parce que leur niveau "laisse à désirer" (entre guillemets car c'est du point de vue des sponsors); si ils préparent eux même leur bateau, ils ont donc moins de temps pour s'entrainer...
Quoi qu'il en soit, c'est énormément de travail et le résultat est directement lié au temps passé (pro ou amateur).
La question est peut-être de savoir pourquoi Arnaud veut préparer sa coque?
Cordialement,
Xavier
Bonjour,
Merci pour vos renseignements, c'est déjà plus clair à mes yeux. Comme vous pouvez le voir dans mon profil, je ne suis pas propriétaire à ce jour, juste locataire occasionnel, donc je ne compte pas préparer la coque d'un bateau encore virtuel !
En revanche, j'ai découvert ce type de préparation via un article sur le Sun Fast 3200 "Addiction" (skipper : Jean Gonin), lequel a littéralement atomisé la classe IRC 4 lors de la dernière semaine de Marseille. Seuls les appendices de ce bateau avaient été préparés mais, déjà, la différence s'est fait ressentir selon le skipper : il ne recconaissait plus son bateau, désormais capable de narguer de son joli sillage à deux safrans les A31, au près dans les petits airs, pourtant loin d'être l'allure favorite du 3200 à l'origine.
C'est à la suite de cette lecture, par simple curiosité et aussi parce que, moi-même, je m'apprêtais à co-louer un SF 3200, que j'ai voulu en savoir plus sur ce sujet. C'est à ce moment que notre loueur (Fastmania, SF 3200 n°36) m'a donné quelques precisions supplémentaires et là, ça a fait tilt : à mes heures perdues, je restaure des vieilles motos de tout-terrain, et je dois avouer que je n'ai pas mon pareil pour transformer un vulgaire garde-boue en plastique, avachi et rayé comme un vieux lavabo de hall de gare, en un objet lisse et rutilant au point de ressentir toujours un sentiment de fièrté (mal placée ?) à l'issue dudit travail ! Vous m'objecterez que, question surface, matière et activité, un garde-boue attire un peu la pitié comparé à un voile de quille, ça, d'accord. Mais je m'étiolle un peu dans mes petits boulots multiples et parisiens et je me dis que, peut-être, il ya un bobine à dérouler de ce côté-là... Voilà pourquoi je cherche aussi des bouclards proposant ce genre de services, juste pour savoir s'il y a des possibilités de formation ou d'apprentissage... Faire des projets sur la comète, OK, mais vérifier si tout cela est concrétisable (ou pas), c'est mieux et ça fait perdre moins de temps. Dont acte !
Arnaud