petite question voilure
publié le 03 Décembre 2006 19:53
Voilà je suis en possession d'une grand voile sur enrouleur (c'est le mât qui est enrouleur) et par sécurité on me conseil de
m'équiper d'une grand voile type suèdoise , que je peut envoyé en cas de panne sur mon enrouleur. Mais voilà je ne comprend
pas de quoi on me parle car je ne vois pas comment gréer cette voile sur le mât et sur le bôme , alors merci à vous d'éclairé ma
lanterne.
Salut .

















C'est qui le "on " qui te conseille ? à ce que je vois , tu es d'jeune et en pleine forme , que fais-tu avec une abominable GV sur
enrouleur , comme merde on fait pas mieux. C'est bien un Attalia ? Donc " mon " conseil une bonne GV classique dans un bon
Dacron avec 3 ris du moins pour un Attalia. A plus !
Une GV suédoise, est une GV à bordure libre, tissu de fort grammage, et de coupe différente de La GV à 3 ris.
Maintenant pour l'envoyer, il faut un rail pour l'endrailler, on peut imaginer un rail rapporté et légèrement décalé sur le mat, et
bien sur une drisse, pour l'envoyer .
Pour la bordure, comme elle libre, une manille en bout de bome et une sangle au plus près de l'oeil de la voile .
Je dirais que c'est surtout pour l'esprit, comme le TMT car on attend généralement trop, pour la gréer, et ensuite lorsque ça
bastonne, les manoeuvres deviennent beaucoup plus compliquées . Cela reste néanmoins une sécurité lorsque l'on ne dispose
pas d'une GV à ris ( sauf si la GV ne veut pas rentrer dans le mat, auquel cas on revient à la case départ.
Merci de vos réponses ,
Il est vrai que cela mennuie un peut cette grand voile sur enrouleur , mais j'ai acheter le voilier comme sa pour un tarif vraiment
sympatique alors j'ai fait l'impasse sur ce détail , de plus elle est en parfaite état monté en 2001 alors bon !!??
Donc je fait en fonction de mes finance alors pour le moment changer cette voilie n'est pas prioritaire , j'ai changer tout le
gréement dormant et courant et l'enrouleur du génois , et je suis équipé d'un étais largable avec en tourmentin et une
trinquette.
Mais du coup vu que mon programme est la grosse mer ou plutôt le vrai large je me questionne on faite que effectivement se
sacré enrouleur de GV peut tomber en rade et là caca.
Alors ????
Je ne me lancerais pas dans de la grande navigation avec une GV à enrouleur: quand çà bloque on est sérieusement dans la
m..., ceci dit plein de gens l'ont fait et les bateaux qui ont un grand génois (genre bateaux des années 80) peuvent très bien
naviguer sans GV. A vous de voir si vous pouvez faire l'impasse.
Rapporter un rail sur le mât et avoir la possibilité d'envoyer grâce à lui une GV classique à bordure libre utilisant ou non la bôme
est peut être envisageable (mais pas gratuit, hélas !). Poser la question à un gréeur ou un voilier professionnel. Une suédoise
est une voile de mauvais temps, genre voile de cape, à bordure libre qui s'envoie généralement sur un rail secondaire fixé sur le
mât (de façon à pouvoir laisser la GV "normale" ferlée sur la bôme) et qui se raidit en bout de bôme.
Mettre à la cape consiste à tenir le bateau au près bon plein, sans avancer, de façon à dériver et à être ainsi protégé (en
principe) des déferlantes pas le remous créé par cette dérive. Pour ce faire, on met la grand voile au bas ris (ou mieux encore
une suédoise) et le tourmentin. Grand voile bordée à plat, tourmentin bordé à contre (au vent) et barre amarrée dessous. Celà
permet d'étaler le gros temps quand il n'est pas encore trop fort et d'attaquer la mer par l'avant. Cette allure est proche de la
mise en panne qui se fait d'une façon analogue mais par temps moyen. Si le temps force encore on peut recourir à la cape sèche
(sans voile, barre dessous).
Mettre en fuite consiste à se mettre au grand largue, sous tourmentin seul. L'impact des vagues est alors fortement atténué
mais il est alors nécessairee de barrer (ou pilote, ou régulateur). Il arrive une force de vent à partir de laquelle il faut de plus
freiner le bateau avec un trainard et la mer attaque le bateau par sa partie la moins bien défendue. La fuite implique d'avoir
sous le vent suffisamment d'eau à courrir.
Je me permets de saluer JYC pour la remarquable synthèse qu'il vient de faire sur le comportement par gros temps.
ISTOS
euuuh.. tout est vrai Jyc sauf une petite erreur mais de taille: "Grand voile bordée à plat, tourmentin bordé à contre (au vent) et barre amarrée dessous."
tu as sans doute voulu dire "Grand voile choquée en grand..." Par ailleurs la barre dessous n'est pas une règle, tout dépend du comportement du bateau
et pour certains la cape c'est la barre au vent
...enfin le bateau se met de travers, et non au près bon plein
Je vois en lisant ton profil que tu as fait les Glenan je comprends donc ta réponse style affirmation péremptoire et autorité de
compétence. En conséquence je préfère être sur un bateau skippé par JYC.
La position du bateau en cape dépend bien évidemment du bateau lui-même.
ISTOS
mon cher ISTOS pourquoi cette suceptibilité ? Jyc a fait un lapsus, c'est un simple correctif sans aucune animosité, autorité, ton péremptoire...etc.
Comme il faut mettre les formes je change ma réponse: "Grand voile bordée à plat" c'est possible, mais ce n'est pas l'allure la plus confortable pour se
mettre à la cape. Dans cette allure de gros temps il vaut mieux filer de l'écoute de GV si tout le monde est d'accord et si cela ne vexe personne..
j'espère que tu ne vas pas prendre ce post au 1° degré
Je prends la cape avec la grand-voile bordée plat mais le chariot descendu un peu sous le vent. En effet, il faut que la GV fasse loffer tandis que le
tourmentin ou le solent à contre fait abattre, d'où la position neutre du bateau. Si on choque l'écoute en grand, le bateau part à l'abattée sous l'effet de la
voile d'avant à contre et c'est l'empannage. Comme sécurité, il y a mieux.
Avec un dériveur, ne pas oublier de relever la dérive pour éviter l'effet croche-pied des vagues qui rend la cape très inconfortable.
La position du bateau par rapport au vent dépendra du bateau, notamment de la forme de carène.
Pour avoir passé 14 heures à la cape sèche par 45 à 50 n?uds de vent à bord d'un Sauvignon, je peux témoigner que le remous au vent est effectivement
très protecteur, il aplatit littéralement les lames sur une dizaine de mètres au vent. En revanche, contrairement à ce que j'avais toujours lu avant, la dérive
ne fut pas très importante : 1 n?ud. Comme j'avais fondé mon estime sur 2 n?uds de dérive vers l'est (pas de GPS à l'époque), mon cap sur les Sables-
d'Olonne m'amena à Saint-Gilles !
J'oubliais : barre sous le vent, bien sûr, pour la même raison : avec la barre au vent, c 'est le départ à l'abattée assuré.
Désolé pour la présentation de mon précédent texte en un seul bloc. Ce forum ne prend pas en compte les retours à la ligne simples, il en exige deux, donc
avec une ligne de blanc. Et il ne sait pas faire les e dans l'o, donc il fait des n?uds au lieu de faire des noeuds.
voile sur enrouleur
souvent sujet à problèmes si elle est réduite "voile pleine" ou "voile fasseyant" en totalité.
L'idéal est de la réduire fasseyant au premier tiers du guindan.
Peu de hale-bas ou hale-bas relaché si automatique, chariot d'écoute sous la bome autant que faire se peut !
Pour répondre à la super description de la voile par gros temps, il est vrai que tant qu'on ne l'a pas vécue, les livres demeurent
une référence.
Pour avoir plusieurs fois "ramassé" du gros temps voir + en atlantique et en méditerrannée sur des croiseurs de tout type, je ne
retiens qu'une règle : bouchonner, ne surtout pas résister à la mer car c'est elle qui est la plus dure à gérer...
Barrer jusqu'à ne plus tenir puis tout fermer avec un "chiffon" dehors, barre bloquée sous le vent et ATTENDRE
En découlent le moins de prise au vent et à la vague, Chaque bateau a alors son comportement propre.
Le skipper est seul en mesure de prendre la bonne décision dans le chois de la cape.
Je n'ai jamais largué d'aussières en fuite car au large, je préfère laisser man bateau "libre" de ses mouvements.
Une déferlante prise par l'arrière ne fusse que de 3/4 avec une aussière à la traine peut faire de la casse
Quant à la cote, les plaisanciers raisonnables ne s'aventurent pas très loin dès que les 25 noeuds se profilent, préférant le port
et ce n'est pas un reproche.
Chacun a sans doute vu une évolution dans la forme des carènes et ce qui était valable poue le gros temps il y a 20 ans ne l'est
pas nécessairement aujourd'hui.
bonne navigation
Christian