Cartes électroniques et matricielles en cellules?

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Anonyme (non vérifié)
Cartes électroniques et matricielles en cellules?
sujet n°82789
Bonjour à tous, Le SHOM a publié fin juin 2006 un article de six pages (voir lien nº 1) sur l?utilisation des ENC et des RNC à bord des petits navires, pêche et plaisance. Rappel : les ENC sont les Electronic Navigational Charts (cartes électroniques de navigation, parfois appelées cartes S57, autrement dit des cartes vectorielles), tandis que les RNC sont les Raster Navigational Charts (cartes marines matricielles, autrement dit des cartes scannées). De ce document très intéressant, j?ai retenu les trois points suivants ? il y en a bien d?autres dans l?article - que je soumets aux sagaces observations des augustes menbres de ce forum. 1) Cryptage Le SHOM annonce que les ENC officielles sont « commercialisées uniquement sous forme cryptée », le but du cryptage étant d?authentifier la source officielle du produit et de garantir que les cartes sont « complètes et non altérées ». - mais alors, comment se fait-il alors que les Américains de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) offrent en téléchargement gratuit sur leur site toutes leurs ENC officielles sous forme non cryptée ? - une autre utilité du cryptage, utilité que bien sûr le SHOM ne développe pas, est qu?il est bien commode pour obliger les utilisateurs à payer ! En effet, « Dans la pratique, le décryptage est basé sur l?utilisation d?une clé physique (dongle) et d?un permis d?utilisation propre à chaque utilisateur ». J?observe en passant que l?utilisation des ENC officielles n?est pas si simple, notamment pour les navigateurs qui ne maîtrisent pas l?informatique. Sauf si on navigue sur les côtes US. - le logiciel de navigation utilisé doit être capable de décrypter les ENC. Or, dixit le SHOM, MaxSea ne lit que les ENC non cryptées, il est incapable d?exploiter les ENC officielles. Au contraire, ScanNav le peut, et a même reçu l?accréditation pour distribuer les ENC. Cette reconnaissance officielle de qualité est d?ailleurs une belle victoire pour ce « petit » logiciel qui devient de plus en plus grand, bravo à Marc Lombard (je ne le connais pas et n?ai aucune action chez ScanNav). MaxSea quant à lui confirme piteusement dans un recoin de son site que « La future version de MaxSea devrait ré-intégrer le support des cartes S57. ». Par charité, je ne ferai pas de commentaires sur la formulation alambiquée de cet aveu, ni sur la faute d?orthographe, ni sur l?emploi du conditionnel. Décidément, les commerciaux de MaxSea, habitués anonymes et sous-marins des forums nautiques, devraient penser à se remettre enfin en question. 2) Cartes du secteur privé Il existe sur le marché des ENC et RNC officielles et privées. Le SHOM recommande aux plaisanciers : - de naviguer « évidemment » avec des « cartes officielles (ENC et/ou RNC) » ; - et, si on ne dispose pas de cartes officielles, de « naviguer avec une carte raster du secteur privé, plutôt qu?avec une carte vectorielle privée de qualité mal évaluée » (« de qualité mal évaluée » : comme c?est joliment dit, bravo, comme d?habitude, aux rédacteurs du SHOM). Faut-il comprendre que les C-Map, par exemple, sont officiellement moins fiables que les Maptech ou autres Mapmedia ? - un avertissement intéressant : « les termes ENC et RNC n?étant pas protégés, ils sont parfois utilisés abusivement pour qualifier les produits des éditeurs privés. » - autre point intéressant : « les éditeurs privés n?engagent pas leur responsabilité en cas d?accident dû à des erreurs de numérisation ou à des omissions », et ce contrairement aus services gouvernementaux officiels (par ex. : « La contribution du SHOM à la sécurité de la navigation est essentielle. Elle est une obligation résultant de conventions internationales souscrites par la France. Elle engage la responsabilité de l'Etat »). 3) Les « cellules » et leur prix Le terme « cellule », traduction du mot « cell » anglais, apparaît dans l?article sans être défini. Ce terme est repris dans les tarifs des organismes commercialisant les ENC officielles (voir le site de ScanNav, lien nº 2). Personnellement, il m?a semblé comprendre qu?une cellule est plus ou moins? une carte, une ENC. Quelqu?un comprend-il autre chose ? S?agissant des tarifs, dont j?ai lu quelque part qu?ils seraient hors de portée du plaisancier moyen, je n?ai pas réussi à les cerner précisément. Par ex., le site de ScanNav n?est vraiment pas clair sur les « cellules » (large, medium, units? ?) qui couvrent un pourcentage x de la carte papier. Si quelqu?un pouvait m?expliquer le truc, je lui en serais très reconnaissant. Enfin, selon le SHOM, un des principaux avantages des ENC officielles est qu?elles sont systématiquement vendues avec un abonnement d?un an pour les mises à jour hebdomadaires, abonnement inclus dans le prix de vente de la carte. Le distributeur officiel ScanNav permettrait même, si j?ai bien compris, mais j?en doute, d?acheter des cartes à moitié prix avec un abonnement de 6 mois au lieu de 1 an. Quant aux tarifs pour les ré-abonnements, mystère. Outre ces trois sujets que j?ai arbitrairement retenus, l?article du SHOM aborde plusieurs autres thèmes (diffusion des ENC, échelles des cartes et zoom, réglementation, logiciels de navigation, etc.) qui personnellement m?ont très intéressé. Une autre lecture passionnante, en anglais : le chapitre 14 « Electronic Charts » de la célèbre publication nº 9 : « The American Practical Navigator », document disponible (ainsi que beaucoup d?autres, les Ricains sont vraiment sympas) à partir de la page http://www.nga.mil/portal/site/maritime/ Pardon pour ce long baratin. Amitiés à tous. Bernard

http://www.shom.fr/fr_page/fr_act_cartographie/cm-plaisance_fr.pdf

http://www.scannav.com/FR/primar.html

Anonyme (non vérifié)
réponse n°90501

bonjour,

juste quelques remarques sur cette intervention:

si la NOAA rend gratuitement disponibles les bases de données cartographiques, celles ci ne constituent pas des ENC officielles,
admises en remplacement des cartes papier à bord des navires de commerce, pour des raisons d'intégrité et de corrections
accessibles soit par internet soit par "safety net" (le réseau d'informations de sécurité maritime obligatoire à bord des navires de
plus de 300 unités de jauge, génèralement accessible à la mer par le récepteur INMARSAT C spécialisé intégré à toute station
de navire homologuée pour la zone A3 - navigation au large hors zones polaires-).

l'achat des "cellules" correspond bien aux abonnements décrits (un an pour l'équivalent en prix et en échelle d'une carte papier,
en gros, demi tarif pour six mois et, à ma connaissance, la possibilité de constituer un portefeuille pour un voyage); la base de
donnée cesse de pouvoir être mise à jour au bout de l'abonnement, mais reste accessible; le renouvellement se fait au prix
initial. Les remarque sur Maxsea sont justes.

les limites de la navigation sur cartographie électronique ressortent bien: elle ne sert pas à grand chose au large où un GPS
simple et n'importe quel fond de carte suffisent (et il existe des logiciels aussi légaux que gratuits pour afficher des fichiers
GRIB); le risque de faire une confiance excessive à la position d'un sybole sur un écran est manifeste (la position GPS du bateau
est exacte, mais celle du caillou peut être fausse de plusieurs dizièmes de mille, selon la qualité des levès hydrographiques qui
peuvent dater de plus d'un siècle dans les endroits fréquentés par les plaisanciers au long cours.

bonnes réflexions à tous

JF Perrouty

Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°90510

a mon avis les ENC (dans leur forme actuelle) sont inutilisables pour la plaisance

le plus gros defaut (redibitoire a mon sens) est le manque de precision des cartes.

par exemple pour ma zone habituelle de navigation (bretagne sud) les seules cartes de
details sont le port de lorient et la remontee de la loire.

je ne me vois pas naviguer au milieu des glenan avec une carte au 160.000

Anonyme (non vérifié)
réponse n°90515

bonsoir,

le point tournant était déjà en usage dans la marine nationale (et marchande, à ma connaissance) avant que le way point ne
fasse son apparition via les interfaces en anglais des Loran C, Decca puis GPS, mais il s'agit bien de la même chose; on disait
way point dans la marine des Etats Unis et dans la Royal Navy avant la navigation électronique, il y a au moins 37 ans
(expérience personnelle).

Mais je ne suis pas sectaire,

naviguez bien, en anglais ou en français

JF Perrouty

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Lucas custom (Catamaran)
Administrateur
Administrateur depuis 1997
réponse n°90521

test webmaster STW...

ne pas répondre..

Merci

Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°90545

Bonjour,

Nous proposons depuis mi juillet 2006 un nouveau logiciel StarNavPilot dont une nouvelle version est disponible depuis quelques
jours qui présente entre autre l?avantage de proposer le pilotage par synthèse vocale. Ce logiciel est fourni gratuitement aux
utilisateurs (anciens et futurs de MeteoFax32) Grâce à l?utilisation d?un atelier de cartographie pratique à utiliser nous incitons
les plaisanciers à utiliser sur leurs ordinateur les cartes qu?ils ont déjà dans leur table à cartes ce qui d?une part leur évitera
d?avoir à payer deux fois leurs cartes et leur évitera la tentation de pousser leur navigation dans un endroit où ils n?ont pas la
carte papier. Par choix ce logiciel n?est pas compatible avec les cartes cryptées. Il est par contre compatible avec le format des
cartes fournies gratuitement par les Etats-Unis. Je voudrais signaler que dans le cadre de l?article V de la convention de salas,
pour être dispensé de l?emport des cartes papier il faut non seulement utiliser des cartes classées ENC officielles (et donc
cryptées en conformité avec l?OHI) mais il faut en plus que le programme soit classé ECDIS et que de toutes façons les bateaux
de plaisance ne sont pas concernés. Heureusement les plaisanciers sont des gens généralement sérieux et bien peu naviguent
uniquement avec un ordinateur. Nous pouvons espérer qu?un jour le SHOM laissera ses relevés hydrographiques dans le
domaine public (certains datent encore du 19eme siècle) et que la question ne se posera plus. Le grave problème créé par les
cartes cryptées est que personne ne peut être sûr de pouvoir utiliser dans deux ans la carte qu?il a achetée aujourd?hui en
raison de la clef de débridage et de l?impossibilité d?installer les cartes plus de deux fois. La durée de vie moyenne d?un disque
dur est d?environ 3 ans celle des ordinateurs portables sur les bateaux de plaisance souvent moins. Certains bateaux partent
pour des voyages devant durer parfois de nombreuses années ; devront-ils racheter toutes leurs cartes plusieurs fois pendant
leur voyage en raison de changement de format ou d?ordinateur? Et quelle surprise de se voir demander une clef de débridage
à obtenir par fax pour entrer dans ce lagon dont on rêve depuis des années mais dont on n?a pas encore installé la carte sur le
nouvel ordinateur acheté à la dernière escale dans une grande ville (cela n?est jamais que le troisième depuis la France). Les
cartes papier sont increvables et les cartes numériques non cryptées (ou créées à partir des cartes papier) gravées sur des
CDRom resteront utilisables tant que l?on ne stocke pas les cd dans les fonds. La volonté de protéger des données peut être
louable et j?en sais quelque chose en tant que créateur de logiciels mais lorsqu elle sert en fait à dissimuler des politiques
commerciales agressives elle va à l?encontre du but recherché et n?aboutira qu?a développer des réseaux parallèles de
distribution de documents piratés puisque les ENC cryptées sont comme tout le reste piratables. C?est la raison pour laquelle
nous préférons proposer StarNavPilot sous la forme d?un pack avec MeteoFax32 car dans ces conditions les deux logiciels les
plus utiles en navigation (météo plus navigation) ne sont pas dépendants d?une clef de debridage ou d?une procédure
d?activation. L?utilisation de MeteoFax32 est validée par la détection de son modem sans lequel de toute manière il ne peut rien
faire et valide à son tour StarNavPilot. De cette manière tout peut être réinstalle sans problème. Même dans un cas grave de
destruction du pc et du modem MeteoFax32 il est toujours possible d?utiliser StarNavPilot en mode restreint. Dans ce cas seul le
positionnement du bateau est désactive mais les cartes restent lisibles ainsi que le relevé des positions sur celles-ci. Nous
pensons que des méthodes de validation d?utilisation de logiciels ou documents par clef de debridage sont parfaitement
utilisables pour tous les logiciels courants à terre mais dangereux pour des logiciels embarqués sur des bateaux ou un minimum
d?autonomie est indispensable. Seul le système de dungle offrait une sécurité suffisante mais ce système est généralement
abandonné en raison de son coût et de la mobilisation d?un port de l?ordinateur.

SatrNavPilot : http://www.thierryaragon.com/stranavpilot/
Clinhttp://www.thierryaragon.com/starnavpilot

http://www.meteofax32.com

Le site de la Grande Croisière...