Balises de détresse

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CATAMARAN
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Balises de détresse
sujet n°82302
Bonsoir, Je suis sur le point d'acheter une balise de détresse. J'imaginais que porter mon choix sur un modèle ne poserait pas de gros problèmes. Je rêvais... Il y a tant de modèles aujourd'hui que j'y perds mon latin. Question: Quelles sont les balises qui ne demandent pas le numéro MMSI? Je reçois beaucoup d'informations contradictoires à ce sujet. Exemple: La balise KANNAD XS-2 exige un numéro d'identification. Certains me disent qu'il s'agit de ce MMSI et d'autres prétendent le contraire. Alors... Le doute s'installe et je commence à regarder de plus près la balise DMR 200 (Cf. STW) Ce n'est pas une balise de détresse mais combinée avec un bouton fourni en option et que j'installe à bord, elle le devient. Si certains peuvent m'éclairer, ce serait une bonne chose. Cordialement,
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X95
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réponse n°87680

Bonsoir
L'EPIRB n'est pas obligatoire en plaisance donc on fait ce que l'on veut.
Ilexiste deux types de balises de survie (EPIRB) :
- des balises pour les bateaux qui ont un MMSI (les seules officielles)
-des balises individuelles qui ont un numéro d'identification (MMSI like) plus légères mais moins pérformantes (batterie donc autonomie).

La DRM 200 utilise le courant du bord et donc ne peut pas être embarquée dans le radeau de survie; c'est un produit différent complémentaire. Il permet
en navigation normale un suivi depuis la terre (que ceux qui m'aiment me suivent depuis leur ordinateur).

Par contre, il exite 2 types d'EPIRB avec ou sans GPS. Le modèle avec GPS, plus cher, vous positionne plus vite (5mn versus 45) et plus précisément
(100m versus 1500m ) selon les Coast Guard Canadiens. On ne regrettera pas de l'avoir choisi, une fois embarqué dans le canot de survie. Le modèle
sans GPS est le modèle standard de la marine marchande. Il peux y avoir un déclenchement automatique (risque de déclenchement intempestif sur de
petits bataux) ou non.
Enfin les constructeurs sont en train d'homologuer une nouvelle génération de balise moins cher et tout aussi performantes (si possible attendre
quelques mois).
Le MMSI est le même que celui qui est obligatoire pour la VHF (DCS)... c'est l'identifiant unique du bateau.

Pour le Jester Challenge, j'embarque une Kannad GPS sans déclenchement automatique et une balise equivalente à la DRM 200 (sans la fonction
détresse et l'homologation CROSS) avec un suivi par un site GB.
Salut
Eric

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Lucas custom (Catamaran)
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Administrateur depuis 1997
réponse n°87681

Bonsoir à tous,

Petite info complémentaire :

>La DRM 200 utilise le courant du bord et donc ne peut pas être embarquée dans le radeau de survie;

La DMR 200 existe aussi en version auto alimentée.

>c'est un produit différent complémentaire. Il permet en navigation normale un suivi depuis la terre (que ceux qui m'aiment me
>suivent depuis leur ordinateur).

Depuis novembre 2005, La balise DMR-200 STW/Advanced-Tracking avec l'option DETRESSE vient a recu l'aval du Cross. Les
alertes sont traitées par le Cross Grisnez pour la zone Atlantique et le monde entier ou Cross Med pour la zone Méditerranéenne.

http://www.stw.fr/dt/display_dt.cfm?dt=246

Elle sert bien sur aussi au tracking des bateau et posséde une fonction importante d'antivol.

Bonne soirée

Alain

http://www.stw.fr/dt/display_dt.cfm?dt=246

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POLYESTER
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réponse n°87683

Quand on regarde les besoins d'un bateau de façon globale, la DRM 200 n'est pas si intéressante que cela:

cette balise diffuse la position mais on ne sait pas ce qui se passe: changement de route égal quoi pour celui qui reste à terre ?
Un bon moyen pour stresser les familles. Et il faut d'autres moyens de communication à bord pour prendre la météo ou
communiquer avec la terre (ou d'autres bateaux)

la tendance va plutôt, vu la baisse des prix, vers une combinaison Iridium + balise classique et basique (voire Iridium tout court):
beaucoup plus de fonctions disponibles (envoi de sms pas chers du tout pour faire coucou à la famille, téléchargement fichier
météo ou envoi de la météo en sms par un correspondant à terre, assistance médicale en mer et appel d'urgence en cas
d'évacuation sur le radeau, ...). Combiné avec un petit chargeur solaire, on est totalement autonome. On trouve maintenant
facilement des Motorola 9500 avec kit data, antenne extérieure et chargeur 12v pour environ 1000 ?, voire des 9505, et il
faudra bien surveiller Ebay quand les GI's commenceront à rentrer, il y a fort à parier que les prix vont baisser. La minute de
communication commence à descendre à à peine plus de 1 ? et les sms ne coutent quasi rien (moyen restant le plus simple et le
plus intéressant juste pour dire : "position tant, on a pêché une daurade aujourd'hui, tout baigne !").

La DRM200 semble plus intéressante pour faire du tracking pur (ce pourquoi elle semble avoir été conçue à l'origine) pour les
sociétés de loc par exemple.

Pour TOUTES les balises oui (y compris la DRM200 si elle fait fonction de balise de détresse et si elle n'a pas de numéro MMSI elle
ne sert strictement A RIEN), il faut un numéro MMSI, le même d'ailleurs qui est rentré dans la VHF ASN, donné en France par
l'Agence des Fréquences (ANFR)

Je suis très étonné de lire "La balise DMR-200 STW/Advanced-Tracking avec l'option DETRESSE vient a recu l'aval du Cross"
puisque le CROSS est une honorable institution, mais purement franco-française, alors que le numéro MMSI fait partie de
l'organisation internationale (GMDSS, global maritime distress & safety system) et je serais très curieux d'avoir plus de détail: le
CROSS serait-il un organisme reconnu pour délivrer une accreditation de matériel dans le GMDSS ?

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réponse n°87687

les balises ont un numero de serie unique qui est emis en l'absence de programmation MMSI . par exemple aux US (et peut-etre
ailleurs aussi).

Jyc
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réponse n°87692

Le numéro de Juin de "Practical Boat Owner" présente un guide d'achat de balises SARSAT. Parmi elles deux balises dites PLB
(personal locator beacon) qui ne nécessitent pas de numéro MMSI. Ces dernières sont normalement destinées aux aventuriers
terrestres mais fonctionnent tout aussi bien en mer.
En pratique, la principale différence entre EPIRB (Emergency Posistion indicating Radio Beacon) et PLB est la durée
d'émission :48H pour une EPIRB, 24H pour une PLB. Cette différence de me parait déterminante en matière de secours en mer,
surtout dans les zônes peu fréquentées. En revanche je ne suis pas convaincu de l'intérêt dun GPS intégré: 1500 mètres de
précision sans GPS contre 5 mètres avec. Les prix anglais pour une EPIRB vont de 400 Livres pour la moins chère (sans GPS) à
1270 pour la plus chère (avec GPS). Les EPRB peuvent montées sur des largueurs automatiques qui augmentent singulièrement
les prix.

Une alternative à ces balises est un répondeur SART (Search and rescue transponder) qui émet pendant 96H un signal d'alerte
visible sur les radars et sont donc destinés au zônes relativement fréquentées. Prix 550 Livres.

tées

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CATAMARAN
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réponse n°87701

Bonjour et merci pour ces réactions,

Finalement ce n'est pas si simple.

Pour ceux qui possèdent un MMSI, il n'y aurait pas à hésiter, l'EPIRB devrait s'imposer en toute logique quoique dans des zones
comme la mer du Nord ou à proximité des côtes... Par contre, pour les autres, ce serait la balise personnelle. Autonomie très
limitée... 24 heures. C'est dérisoire dès que l'on s'éloigne des routes habituelles et qu'une procédure de recherche est engagée.

Mais pourquoi n'existe-t-il pas des balises rechargeables à l'aide de ces petits panneaux solaires que l'on voit souvent chez les
shipchandlers ou même ailleurs? Pourquoi ne pas prévoir une entrée sur l'alimentation de ces balises personnelles?

Tout le monde n'a pas encore un numéro MMSI. Bien au contraire! Avant l'arrivée sur le marché des VHF - DSC, on n'en parlait
pratiquement pas et les balises étaient commercialisées également avec nettement plus de transparence dans l'information.

Aujourd'hui, c'est un peu la pagaille.

Je me permets de reprendre un extrait de l'article rédigé par E. FELLER et publié sur STW au sujet de ces balises de détresse
http://www.stw.fr/dt/display_dt.cfm?dt=9:

"Attention la réglementation sur les balises de détresse n'étant pas applicable aux navires de plaisance les fabricants proposent
des produits très variés avec des écarts de langage très préjudiciables pour le consommateur."

Tout à fait d'accord! C'est un peu l'objet de mon intervention sur le forum d'ailleurs. D'un côté nous avons les professionnels
(marine marchande, la pêche...) et de l'autre, la plaisance dont les conditions de navigation sont sensiblement différentes.

Je reviens donc à cette fameuse balise DMR 200. Faut-il un MMSI pour que l'option "détresse" soit opérationnelle?

Autre question: Dès que le transpondeur McMurdo S4 (SART) est activé, l'écho qu'il émet sera-t-il reçu sur n'importe quel radar,
quel que soit sont réglage? (pour autant que celui-ci soit en service évidemment)?

Les explications données par McMurdo, considèrent apparemment que le radar est installé à bord d'un navire qui recherche déja
le bateau en détresse. L'équipage est informé et le radar serait réglé en conséquence. Le navire sait ce qu'on cherche.

Par contre, les autres bâtiments situés dans le même périmètre avec un radar en service mais qui ne sont pas informés (c'est
tout à fait possible) pourraient très bien passer à côté de l'embarcation en difficulté, sans réagir.

Si j'ai bien compris McMurdo, le transpondeur serait surtout utile pour affiner la phase d'approche des secours sur zone.

S'il y a erreur, ne pas hésiter à me corriger car je continue encore à ramer avec tous ces engins de sécurité ultra performants
selon leur fabriquant mais dont on sait très peu de choses après tout.

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Lucas custom (Catamaran)
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Administrateur depuis 1997
réponse n°87705

Bonjour à tous,

"....Attention la réglementation sur les balises de détresse n'étant pas applicable aux navires de plaisance les fabricants
proposent des produits très variés avec des écarts de langage très préjudiciables pour le consommateur.

Tout à fait d'accord! C'est un peu l'objet de mon intervention sur le forum d'ailleurs. D'un côté nous avons les professionnels
(marine marchande, la pêche...) et de l'autre, la plaisance dont les conditions de navigation sont sensiblement différentes.

Je reviens donc à cette fameuse balise DMR 200. Faut-il un MMSI pour que l'option "détresse" soit opérationnelle? ...."

------------------------

Après contact auprès de la société Advanced Tracking ( http://www.advanced-tracking.com ) qui est le partenaire exclusif STW
qui distribue les DMR 200, nous confirmons les éléments suivants :

Après deux ans et demi de travail et de test, Advanced Tracking a obtenu l?accord du bureau de Sauvetage pour le traitement
des détresses par le Cross GRIS-NEZ. Ainsi la balise DMR-200 STW/Advanced Tracking/Purplfinder équipée du bouton détresse
devient élément majeur pour la sécurité en mer.

D'autre part, la DMR 200 n'a pas besoin de numéro MMSI. Lors d'une détresse émise depuis la balise, les éléments suivants sont
adressés en même temps auprès du Cross:

Coordonnées géographiques du bateau, Nom du bateau, Immatriculation, Nom du propriétaire, personnes à contacter. D'autres
informations peuvent être envoyées en même temps suivant la programmation de la balise.

Cordialement

Team STW

http://www.advanced-tracking.com

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Lucas custom (Catamaran)
Administrateur
Administrateur depuis 1997
réponse n°87706

Suite...

Précision:

Dès réception d'une alerte de la DMR 200 auprès du Cross Gris-nez, (alerte transmise par mail et fax), le cross lance la
procédure habituelle de traitement comme n'importe quelle alerte. Après vérification, et tentative de contact avec le bateau
(iridium, inmarsat, contact à terre etc...) le cross gris nez va suivre et transmettre la procédure de recherche auprès du MRCC
local.

Dans le cas d'une balise alimentée via le parc batteries du bateau, et dans la mesure ou celui-ci est toujours sur l'eau (voir
l?exemple récent d?un membre STW dont V&V à beaucoup parlé dans son N° d'avril 2006 et qui à fait naufrage dans le sud de
l?Indien) la détresse pourra être suivie pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines suivant le niveau de charge de la
batterie qui l'alimente.
Dans le cas d'une balise en version auto-alimenté (batterie incorporée), celle-ci pourrait être déplacée dans un radeau et
continuer à émettre et donc à diffuser les éléments d'informations déjà cités.

Cordialement

Team STW

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POLYESTER
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réponse n°87709

En allant voir la doc de la DRM 200, je comprends malheureusement mieux.

Il est d'abord très tendancieux d'assimiler la DRM 200 comme une balise de détresse, car en effet, ce n'en est pas une. Il est
d'ailleurs bien précisé dans la doc dispo sur le site:

"ce système n'est pas GMDSS et par conséquence ne remplace pas une balise de détresse traditionnelle".

Donc avec ou sans bouton, elle ne sera JAMAIS une balise de detresse (contrairement à ce qu'écrivait l'intervenant: "Ce n'est pas
une balise de détresse mais combinée avec un bouton fourni en option et que j'installe à bord, elle le devient. ")

De plus, je ne voyais pas bien ce que le CROSS venait faire dans l'histoire, mais je commence à palir lorsque je lis "alerte
transmise par mail et fax". C'est donc cette société Advanced Tracking qui doit retransmettre les alertes au CROSS, puis le
CROSS doit retransmettre l'alerte aux autorités locales de recherche ? Ce n'est pas sérieux !

D'ailleurs, la doc du DRM 200 est également tendancieuse lorsqu'elle compare les couts DRM 200/Iridium, mais en omettant de
préciser qu'elle compare des couts "voice" avec des couts "data". En réalité, vu que les sms Iridium -> correspondant sont
gratuits, la DRM 200 a donc des couts de communication plus importants

Je conseille vivement à l'intervenant qui reflechit à son équipement en balise de prendre quelques minutes pour potasser
l'organisation du GMDSS et constater par lui même. Ce système va lui couter plus cher qu'une balise de détresse et ne lui rendra
pas du tout les mêmes services.

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Lucas custom (Catamaran)
Administrateur
Administrateur depuis 1997
réponse n°87713

L'alerte transmise par Email et fax au cross est réalisé bien évidement automatiquement par un envoi satellite directement
depuis la balise lors de son émission détresse.

Merci d'essayer de pas dénigrer systématiquement tout ce qui tente d'être expliqué et justifié simplement auprès des
intervenants STW.

Ce thread à pour vocation de répondre aux questions légitimes que se posent certains intervenants STW et n'a pas vocation à
être systématiquement polémiqué. La mer est grande...

Merci

Cordialement

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POLYESTER
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réponse n°87714

Si apporter une objection à certaines affirmations tendancieuses est polémiquer ......

Je commence à sérieusement douter de la déontologie de STW, l'affichage du profil sans en consulter le propriétaire en est un
bon indicateur (tu pouvais mettre mon adresse et mon numéro de téléphone pendant que tu y es ..... bien joué par rapport à la
CNIL.)

Je constate également qu'il n'est pas bien vu de critiquer les produits vendus par STW ..... les lecteurs apprécieront la démarche

Je constate enfin que les satellites ont fait un bon technologique extraordianaire puisqu'ils peuvent dorénavant envoyer des fax.
Je n'y peux rien s'il y a des incohérences apportées dans les réponses, et comme ces incohérences concernent la sécurité, c'est
inquiétant.

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Lucas custom (Catamaran)
Administrateur
Administrateur depuis 1997
réponse n°87716

Nicolas,

La transmission des alertes fax et mail se fait bien sur automatiquement via inmarsat au travers de l'application qui en charge de
la balise. Rien de bien extraordinaire là dedans. Depuis fort longtemps on peut au travers du réseau Inmarsat envoyer des mails
et des fax.

Je reviens sur ce que tu précisais dans une autre intervention et je confirme tes propos. La balise DRM 200 comme cela est
indiqué dans le dossier de présentation n'est pas une balise de type ARGOS. Nous l'avons déjà dis à plusieurs reprises, elle n'a
pas vocation à l'être. Néanmoins nous sommes satisfaits qu?elle ait obtenue l?accord du bureau de Sauvetage pour le traitement
des détresses par le Cross GRIS-NEZ.

Le plus simple serait d?avoir les deux à bord Clin

Cordialement

Team STW

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JNF38
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réponse n°87717

Bonjour,

Une solution simple: si tu achètes un balise......c'est pour la sécurité absolue!

Pour le prix d'une bonne balise....... tu achètes un iridium au alentour de 7 à 800 euros + un GPs portble à 120euros...sous

plastique étanche.....tu t'en sers pour la survie, la localisation, tu peux t'en servir pour appeler + pour tes fichiers grib

météo+les sms à 0,50euros ...etc ça se revend très bien ....donc cela est la solution que j'ai retenue.

Je ne réponds pas à la question posée, mais j'y ai tellement pensé que....c'est la démarche que nous avons retenu pour partir.

A+ francis

Anonyme (non vérifié)
réponse n°87722

bonsoir,

libre à chacun d'utiliser les moyens qu'il préfère, le tout est de transmettre la détresse; alors des moyens qui ne sont pas des
moyens du SMDSM (GMDSS en anglais), comme l'iridium, la balise DRM 200, ou tout autre moyen sont légitimes.

ils ne seront cependant pas traités à égalité: une alerte ASN (DSCen anglais), en VHF ou HF, ou une alerte standard C, ou une
alerte RLS (EPIRB en anglais, SARSAT-Cospas ou inmarsat D), utilisant un MMSI répertorié, seront traités automatiquement et
rapidement par les services de sauvetage maritime. Ces systèmes font partie du SMDSM auquel les navires de plaisance ne sont
pas astreints, mais qu'ils peuvent parfaitement utiliser, sous la seule réserve d'une déclaration à l'ANFR (ou son équivalent pour
les autres pavillons).

Le MRCC français en charge du traitement des détresses en haute mer (CROSS Gris Nez) a accepté de traiter les informations
transmises par balises DRM 200 comme des indices sérieux de détresse, mais elles ne sont pas traitées automatiquement et
doivent être relayées par STW. Ceci n'en fait pas un élément du SMDSM.

Tous les autres systèmes supposent l'établissement d'une liaison bilatérale relayée vers les organismes de sauvetage.

Pour ce qui est du GPS incorporé ou non, c'est toujours le cas pour l'INMARSAT C et la VHF ou HF/MF ASN (version navires
astreints au moins); c'est possible pour les balises Sarsat/cospas, mais n'apporte pas dans ce cas d'avantage décisif dans la
mesure où la localisation existe sans GPS incorporé (quoique moins rapide et moins précise), et où les balises ont un émetteur
secondaire sur la fréquence de détresse aéronautique 121.5 Mhz qui permet le radioralliement (homing) des moyens de
sauvetage. En fait ces balises constituent un système complet antérieur à la généralisation du GPS; les prochaines générations
seront toutes à GPS (et Galiléo) incorporés mais les balises actuelles sans GPS sont parfaitement efficaces, et les 45 mn gagnées
avec le GPS sont surtout utiles en zone côtière, quand le temps d'arrivée sur zone des moyens de sauvetage se compte en
minutes.

l'autonomie de 48h est largement suffisante pour la plupart des sauvetages, y compris pour le largage d'une chaîne SAR
(radeau de grande taille bien équipé) par un avion en plein atlantique central, mais ne suffirait effectivement pas dans le grand
sud ou le pacifique; un moyen complémentaire se justifierait alors (Iridium étanche et son moyen de recharge...), mais il s'agit
de conduite du sauvetage et non de déclenchement de l'alerte.

il est à mon avis contre productif, voire dangereux, d'utiliser en mer des PLB codées avec des identifiants qui ne sont pas des
MMSI enregistrés: risques de fausses alertes (déjà nombreuses) augmenté, nécessité de faire confirmer la réalité de la détresse
par d'autres moyens... Il est de même dangereux, voire délictueux, d'utiliser une RLS codée avec le MMSI d'un autre bateau.

ne pas bricoler, s'il vous plaît

JF Perrouty

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réponse n°87731

Bonjour,

Pour répondre à certains commentaires, il est important de préciser que la balise DMR-200 est avant tout une balise qui permet
le tracking permanent du navire sur une cartographie mondial C-Map. Cette cartographie est très détaillée et le système permet
aussi d'obtenir des informations météo. Les personnes restant à terre peuvent ainsi suivre le bateau et éventuellement analyser
une anomalie (voire article voiles et voiliers du mois d'avril 2006 page 73). Elle n'est donc pas destinée que pour des loueurs de
bateaux mais est un formidable outil de Géolocalisation pour n'importe quel navigateur et ceci pour des coûts de communications
très faible. On peut dire ce que l'on veut, mais les personnes restées à terre sont ravis de pouvoir suivre le bateau avec les
parents, amis ou enfants à bord. En règle générale et par expérience, cela les rassure plus que de les stresser... Il est aussi
important de préciser que la balise DSAS Purplefinder (DMR-200 avec batterie et bouton d'alerte) a obtenu une certification
Bureau Veritas pour la Marine Marchande. Depuis 2004, ce système est obligatoire pour MM (plus de 12000 navires équipés) et
c'est le Cross Gris-Nez qui traite toutes les alertes MM pour les navires français.

En accord avec le Cross Med il y à deux ans,des essais en mer ont été effectués avec la balise DMR-200 + bouton d'alerte et le
logiciel Purplefinder. C'est le directeur du Cross Med (lui même navigateur) qui a constater que la balise pouvait être un élement
de sécurite supplémentaire pour tout navigateur. De là, la demande a été faite auprès du bureau de sauvetage à Paris qui a
donner son accord pour l'utilisation du bouton d'alerte. C'est le Cross Gris-Nez qui traite les alertes comme pour la MM, et qui
transfert en cas de besoin l'alerte vers le MRCC le plus proche du navire en détresse.

Il a été convenu que toute balise installée avec bouton d'alerte enverra en cas d'activation un certain nombre d'information
comme: le nom du navire, le propriétaire, personne à contacter à terre, l'immatriculation du navire, le type de navire, les moyens
de communication à bord, le matériel de securité, etc.... Plus il y a d'informations, le mieux c'est pour le Cross. La balise
transmettra toutes les 30 minutes sa position que le Cross recevra via email et fax avec le navire situé sur la cartographie et les
informations énumérées ci-dessus. De plus, le Cross pourra se mettre en relation avec la société Advanced Tracking si besoin.

Certes, la balise ne remplace pas une balise de détresse classique que vous pouvez emporter avec vous mais dans tous les cas
c'est un moyen de sécurité supplémentaire et en plus, étant connecté au parc batterie du navire, elle peut transmettre pendant
des semaines.... Il me semble qu'à ce jour, un navigateur ne devrait pas hésiter en investissant dans les deux sytèmes.

Bien à vous,
Christophe

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CATA
Inscrit forum
réponse n°87759

Bonjour à tous, je n'ai toujours pas compris quel était l'objet du débat : avoir un N° MMSI ne coûte rien et définit clairement
pour tout le monde (Cross etc...) les caractéristiques du bateau, le propriétaire etc... Ce N° a aussi, accessoirement, une
fonction de responsabilisation des utilisateurs puisque tout appel de détresse est clairement identifié. La DMR 200, l'Iridium et
autres balises 121,5 etc... sont simplement complémentaires : il vaut mieux une ceinture et des bretelles que de se retrouver
avec le pantalon sur les chevilles. Ce même N° MMSI sert également pour les VHF ASN qui sont indiscutablement un vrai plus
pour la sécurité. Pourquoi donc chercher à se priver de ce sésame ? à vous lire.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°87763

bonsoir,

bien vu, bons arguments.

écoutez le

JF Perrouty

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JEANNEAU AQUILA
Inscrit forum
réponse n°87777

Bonjour à tous.

Désolé mais l'utilisation du SART (Search and Rescue Transponder) ne constitue pas du tout une alternative à la RLS
(Radiobalise de Localisation des Sinistres - EPIRB en anglais).

La RLS permet d'effectuer la fonction 1 du SMDSM : Emettre une alerte de détresse dans le sens navire - terre (CROSS - MRCC)
Le SART permet d'effectuer la fonction 6 du SMDSM : Emettre un signal de localisation dans le sens navire - navire le plus
souvent.

Au large le radar des navires de pêche ou de commerce est souvent en Sand By, aucune chance d'être détecté, de plus si le
radar est en fonction il n'y a pas de déclenchement d'alarme, en clair si l'homme de quart ne regarde pas le radar il passera à
côté du navire en détresse sans le voir. De plus le signal de localisation du SART n'est pas toujours connu comme tel par l'homme
de quart : certains croient que le radar décone ??? je l'ai entendu en formation !!!

Plus d'info sur : http://perso.wanadoo.fr/SMDSM

Michmonf

http://perso.wanadoo.fr/SMDSM/fonctionnement_lesrls.htm

http://perso.wanadoo.fr/SMDSM/fonctionnement_lesart.htm

Anonyme (non vérifié)
réponse n°87787

bonsoir,

exact, le SART est un moyen de localisation final du navire en détresse ou de l'embarcation de sauvetage, par modification de
l'écho sur l'écran du radar qui le détecte (apparition de 8 secteurs circulaires derrière l'écho lui même). personne n'en a parlé
jusqu'ici sur ce fil.

ce n'est pas un équipement très utile sur un navire de plaisance de taille modeste, qui aura plus intérêt à s'équiper d'un
transpondeur radar ("renforçateur d'écho", sans fonction recherche et sauvetage) qui pourra prévenir des collisions en faisant
apparaître l'écho de bateau qui le porte sur le radar du navire rencontré. Cet équipement, en fonction en permanence, n'est
pas destiné à signaler une urgence quelconque; il ne fait apparître aucun signal particulier sur le radar qui le détecte.

mais tout ceci n'a rien à voir avec les vraies RLS et les balises complémentaires (PLB, DMR 200...) dont il est question ici.

bonnes réflexions

JF Perrouty

Jyc
Hors ligne
FIRST 32
Inscrit forum
réponse n°87797

Damien-JFP je pense qu'il y a une petite erreur dans la deuxième partie de votre réponse. Les transpondeurs ne renforcent pas
l'écho, ils "l'habillent" d'un signal complémentaire situé dans le même azimut mais à une distance supérieure ceci permet d'attirer
l'attention de l'opérateur sur l'écho et de qualifier l'écho. Ceci est dû au fait que le transpondeur attend de recevoir l'émission
du radar avant d'envoyer son propre signal. Il est très fréquent que l'écho lui même soit invisble sur l'écran alors que la réponse
du transpondeur est très nette. Dans ce cas il y a une assez forte incertitude sur la distance de l'écho.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°87830

bonjour,

il faudrait effectivement quantifier le retard induit par le temps de réponse du transpondeur, que je ne connais pas (cela doit se
compter en microsecondes, donc en deux ou trois dizièmes de nautique); c'est donc un abus de langage que de parler
de "renforçateur d'écho", il faut en rester au transpondeur.

le but de l'opération reste cependant d'alerter l'opérateur sur un objet qui échapperait à son attention: il est atteint. Le calcul du
CPA est un peu affecté s'il est fait sur la réponse du transpondeur, mais le risque d'erreur doit être couvert par la distance
minimale de passage admise à bord du navire porteur du radar.

bonnes navigations

JF Perrouty

Le site de la Grande Croisière...