tirant d'eau en grand voyage
publié le 26 Août 2006 09:50
Salut à tous,
Nous projetons de partir en famille autour du monde prochainement avec un 50 pieds quillard de 2,40 m de tirant d'eau.
Comment savoir, si nous ne voulons pas acheter toutes les cartes de détail du monde, ce qui nous est de toutes façons
impossible, quels seront les endroits qui nous seront totalement interdits d'accès. Par exemple, certains atolls du Pacifique ou de
l'océan Indien (profondeurs des passes), embouchures de rivières, mouillages, etc. Existe-t-il un logiciel ou autre document écrit
nous permettant d'avoir une vision rapide des différentes possibilités d'accès en fonction du tirant d'eau.
Merci d'avance.

















Salut Philippe
Heureux de te compter parmis ceux, peu nombreux apparemment, que la question intéresse. Il semble effectivement que les
tenants du dériveur intégral s'accrochent mordicus aux très réels arguments de l'accès aux passes des atolls, à celui des
remontées de rivières et à celui tout aussi recevable de la facilité d'accès aux mouillages les plus divers. Mais quand on est
comme moi, comme toi, très sensible aux qualités marines de son bateau et de surcroît, tout à fait réfractaire à l'aluminium, ne
reste plus comme choix que le bon vieux quillard à tirant d'eau adéquat. Adéquat ne signifie pas ici "de compétition", 2 mètres
pour un 40 pieds ou 2,40 pour un 50 pieds me paraissent raisonnables. Non, je posais la question pour savoir s'il existait un
moyen rapide de connaître la profondeur des différentes passes des atolls du Pacifique et de l'Indien ainsi que des estuaires de
rivières dans le monde pour savoir à l'avance où je vais aller pouvoir gratter le dos des crabes avec ma quille. J'aurais été très
content également d'avoir le témoignage de ceux qui naviguent loin et longtemps avec leur cher bateau et qui sont donc à
même d'apporter du vécu dans une discussion qui reste souvent très théorique.
Quand on lit le plaidoyer de notre ami Banik sur le dériveur lesté et son argumentation basée sur du vécu, du vrai, du bon ou du
moins bon parfois, on se réjouit car il donne matière à réflexion.
Au passage, merci à toi pour ton travail sur le dossier des assurances, ça aussi c'est du vécu qui donne matière à réfléchir.
Cordialement.
Pascal
Quelques guides nautiques et les infos glanées au cours du voyage suffiront largement à mon humble avis.En 3 ans de
voyage,le problème du TE ne nous a jamais gèné et on toujours évité les mouillages au bord de la plage pour pouvoir partir
facilement et s'éloigner un peu des moustiques.Les dériveurs safran et dérive relevés sont un peu des savonettes et dans les
ports,quand on annonce un tirant d"eau faible, on vous envoie souvent dans les fonds de bassin un peu sales. Enfin,même si
certains mouillages ou remontées de rivière ne sont plus possibles,il restera toujours plein d'endroits sympas à voir.Et puis,pas
de dérive ou de safran mobile,c'est toujours ça une source d'emmerds en moins.
Bonjour,
Lors de notre tournée du laitier, nous avions un quillard de presque 2 mètres de tirant d'eau.Cela ne nous a pas empêcher de
bien naviguer et de faire des trucs sympas, genre navigation dans la Casamance et ses bolons, il suffit de faire attention....on
a quand même réussi à s'échouer une fois...
Ensuite nous avons eu un DI acier en forme de 12m qui marchait fort et qui se posait tout seul sans soucis, puis un DI
transportable de 6 m qui permet de faire de la croisière côtière et de l'échouage à volonté.
Mais quand la question de repartir a pointé son bout du nez, la question s'est posée de savoir avec quel TE et quels appendices
partir....
Quand on a goûté au DI, il est difficile de faire marche arrière et de revenir au quillard qui ne permet pas ou moins
les "musardages" dans les coins où il y a moins de monde et + de tranquillité.
Mais,
comme je ne me vois pas faire de la nav de longue durée avec un appendice mobile qui peut-être source de soucis,
que je veux pouvoir me poser facilement sans avoir à contrôler en permanence l'échouage et donc que le bateau puisse
s'échouer seul,
que je veux un TE qui reste raisonnable,
la seule solution qui me convienne à ce jour est le biquille "moderne", j'entends par là un biquille nouvelle génération genre
RM10.50 et non les biquilles anglais, que je connais bien pour en avoir ramener un paquet de Cherbourg en Angleterre?
Bon vent belle mer
Michel
Bonjour Pascal, j'abonde dans les réflexions de Philippe. Au regard du temps passé et du nombre de milles parcourus sur un TDM
il vaut certainement mieux privilégier la sécurité et la loi des "emmerdes minimum" avec un bateau costaud et traditionnel. Pour
ce qui concerne la préparation des lieux de mouillages, je pense qu'un logiciel comme Maxsea même de version ancienne permet
de bien approcher la question (les sondes et courbes de niveaux sont très fidèles à des cartes de références comme les
SHOM...) après on peut toujours acquérir les cartes papiers nécessaires. Si tu souhaites plus de précisions contacte moi sur mon
E-mail: allanic.c@voila.fr Amitiés marines à tous. Christian
Salut,
pour les atolls, je te rassure, les passes sont profondes et les lagons aussi, bien sûr on peut pas aller partout, mais c'est tout le
monde pareil. Les rivières c'est plus délicat, parce qu'on voit pas le fond.
Avec un petit tirant d'eau on prend des risques et on se met parfois dans des situations délicates. Le grand tirant d'eau oblige à
plus de prudence, ce qui n'est pas plus mal. J'ai eu des catas à petit tirant d'eau (1.20), j'ai souvent mis les pieds où il ne faut
pas, on est plus tranquille plus loin du bord.
L'important c'est de naviguer et le plaisir n'est pas indexé à la longueur de la quille.
Bon vent
Jean-François