J'entend tous les jours ces mot: l'amour de la mer.
Selon qui les prononce, ces mots ont une connotation différente, et impliquent une syntaxe, un contenu socioculturel, un vécu, différents.
Lorsque j'étais jeune, la mer, pour moi, c'était Henry de Monfreid, la mer rouge, les pirates.
Ensuite ce fut Slocum, plus soft, mais toujours cet esprit d'aventure.
Moitessier c'était plus la débrouille, avec une pointe d'idéologie, et le pétard, qui était également cher à Monfreid.
C'était une mer d'aventures et d'aventuriers, et le monde s'y prêtait. C'était encore un espace de liberté.
Qu'en reste-t-il?
J'ai l'impression que la mer d'aujourd'hui, tout en étant le même espace physique, ne représente plus qu'un terrain de jeu, un lieu où l'on s'exhibe, soi et ses objets.
Les pirates existent toujours, les trafics aussi,mais les satellites géostationnaires gèrent les mouvements, en fonction d'une logique géopolitique quelquefois surprenante.
Les bateaux ont aussi changé, matériaux et équipements, pour le pire et le meilleur, rendant la navigation accessible au grand nombre, sans quelquefois exiger d'autre compétence que d'appuyer sur quelques boutons.
Le bateau est devenu un bien de consommation comme les autres, qui doit s'user et se remplacer.
Je retape et modifie actuellement un Wharram pour en faire ma maison flottante, et navigante, en Martinique, puisque c'est là qu'il gisait.
Je m'en passerais bien, la phase construction ne me passionne plus, mais ce que l'on ne peut payer, il faut le fabriquer...
Alors, autour de moi, je regarde et écoute les commentaires des différents voisins.
Le premier: "quelle passion!" Mon c.l ! si je veux bouger avec mes 60 ans et sans argent, c'est le seul moyen. Je n'ai pas de retraite, choix de jeunesse, et prix à payer pour une vie de voyages, sans aucun regret.
La mer c'est la route qui emmène au bout du monde, mais ce n'est certainement plus un espace de liberté, et avant de s'y aventurer il faut se justifier auprès d"autorités" qui s'abrogent le droit de décider de mes normes de sécurité, ce qui m'oblige à changer de pavillon.
Je ne me considère pas comme un marin, juste un habitant de la mer, qui s'y promène à l'occasion, travaillant de port en port.
Je regarde un voisin qui me dit: " avec 700 € je vais à Saint Lucie, aller/retour, en me promenant un peu sur place" Et il ne parle que du combustible. C'est sa mer à lui...
La plupart, ici, ont un bateau pour y recevoir leur(s) maîtresse(s) et l'amour de la mer, pour eux, est le prétexte à l'achat du bateau/hôtel.
Je suis surpris de voir comme il y a si peu de constructeurs/bricoleurs amateurs. Et pourtant les gens sont de plus en plus pauvres, les voiliers d'occasion, au marin, pourrissent en quête d'acheteur, et il n'est pas rare de voir les prix baisser de 40% en 6 mois.
La phrase standard c'est:" J'adorerait un voilier, mais avec le vent on sait quand on part mais jamais quand on arrive"
Alors vous imaginez, un cata qui tire des bords carrés, sans réception météo (je n'ai rien contre, mais je n'en ai pas et ne sait d'ailleurs pas m'en servir)sans gps, un vieux 9.9 yamaha(je ne sais pas s'il fonctionne)etc...
Ma mer, c'est celle que je peux m'offrir.
@+ les amis

















bonjour Jojonas,
moi je trouve très juste ta dernière phrase : " la mer, c'est celle que l'on peut s'offrir..."
Tiens,
je croyais être presque seul par ici avec ce genre de valeurs sans valeur, de gré ou de force ...
Rassurez vous, on est juste un peu en avance. Malgré le sabotage de Copehhague, les gaspilleurs fous sont en sursis.
Et là il restera pour ceux qui aiment vraiment la mer, les vieux bateaux construits pour durer et qui peuvent donc être retapés ...
Ah beh làààà............ voilà enfin quelqu´un qui parle comme moi... ou du moins j´aurai pu écrire ce qu´il écrit.
Parce que je regarde toujours avec de grands yeux ahuris tous ces nouveaux navigateurs de la nouvelle génération... et je ne sais même plus quoi leur dire !!!
OK j´ai un bon bateau... un "vieux-beau" de 34 ans d´âge que je ne changerai pour tout l´or du monde !
Et je lui dis merci !
Même si des fois je ne sais pas trop comment je vais me débrouiller toute seule pour lui faire régulièrement la maintenance dont il a besoin et qu´il mérite.
Enomis est toujours passé avant moi...
Parce que moi, seule à bord, j´affirme que je ne serai pas là où je suis en ce moment s´il ne m´avait pas portée et supporté mes menottes pour son entretien fait souvent va-comme-je-te-pousse par méconnaissances la plupart du temps... mais avec tout mon Amour.
Beh oui... je fais partie de ceux qui réparent... je devrais dire "celles" !
Et je crois que nos bateaux le sente ça : l´Amour !!!
Et je ne sais si l´Amour existe encore sur notre brave terre... en tous cas, ce que je sais, c´est qu´il n´existe plus guère sur les océans.
Que non les mecs je ne parle pas forcément sexe !!!...............................
Je parle de cet Amour que l´on transmet non seulement aux humains, mais à la faune, á la flore... et à nos bateaux... et qui peut s´appeler aussi RESPECT !
Le bateau d´aujourd´hui n´est plus qu´un joujou pour la plupart des dits-navigateurs... en tous cas c´est sans nul doute un objet de consommation qu´on va larguer après usage. Quand je vois la supopulation des ports faite avec des bateaux qui ne sortent que quelques heures par an... et encore... quand ils sortent !
Bon, j´arrête avant d´être rattrappée par trop de hargne...
Il y a trop de gachis...
... en tous cas il n´y a plus du tout de respect pour, non seulement le bateau, mais pour ce qui est quelque chose de si beau, de si fort... "et qui ne représente plus qu'un terrain de jeu, un lieu où l'on s'exhibe, soi et ses objets" pour reprendre tes paroles.
Moi aussi j´ai été fascinée par Henry de Monfreid... et par tant d´autres de nos anciens qui nous ont montré si intelligemment le chemin océanique... et dont les noms commencent à s´éteindre avec le temps.
Parce qu´ainsi est la vie....................
Bravo pour ton intervention.
Sophie S/Y Enomis
Merci aux personnes qui ont contribué à rendre la voile accessible au plus grand nombre. Sans elles, je ne serais certainement pas là.
Je crois aussi que nos bateaux, réclament çà : de l’amour...
D’ailleurs, la mienne de bateau, porte un prénom féminin, ce ne doit pas être par hasard...
Que dire, que dire ?
Devant de telle qualité de rédaction et de philosophie de comportement
Si ce n’est que, ce dimanche matin cela me démoralise, car en effet mon bateau n’a que 20 ans et de plus tout confort, et cela pour des navigations diaboliques 961 mn en 2009 en cabotage méditerranéen.
De plus depuis l’école je suis fâché avec l’orthographe et la rédaction.
Amicalement
Christian
Nb : malgré cela nous continuons
C’est sur ce sont les éternels débats. Pour ma part je suis convaincu qu’il faut aller au bout du monde pour avoir enfin la paix et retrouver un peu plus d’authenticité entre marin.
Notre société occidentale nous a habitué tout petit à penser que ce que l’on désire était un droit sans penser que cela se méritait.
J’avais un rêve partir autour de la planète avec un bateau. Pour cela je m’en suis donné les moyens et cela est passé en priorité dans mes choix de vie.
Apres la construction d’un premier bateau qui était trop petit, j’en ai acquis un second. Le premier m’a appris beaucoup de chose sur la construction et cela m’a beaucoup aidé à la préparation du second.
Tout ceci est une histoire de cœur, comme Yorük mon bateau porte un nom féminin, ce n’est pas un hasard. Ma femme a coutume de dire que je vais voir ma maitresse lorsque je rejoins mon bateau ceci ne doit pas être un hasard.
http://bessenay-richard.com/
Je suis d'accord sur à peu près tout ce qui est évoqué dans ce fil.
J'aime le voyage et mon idéal est plutôt minimaliste. Je vide et simplifie au maximum le bateau d'occasion que je viens d'acheter pour repartir. Si je faisais de la politique et si j'étais élu (n'importe quoi!), ma première mesure serait d'interdire toute forme de publicité, donc je suis plutôt du genre "extrémiste" sur la notion de "décroissance". Mais jamais je n'ai parlé à mes bateaux, je ne leur ai jamais attribué de qualificatifs humains. J'aurai une facheuse tendance à faire de l'anthropomorphisme avec les animaux mais pas avec un objet, j'ai mes limites... C'est affaire de sensibilité individuelle. Moitessier parlait à joshua mais je n'ai pas souvenir que Monfreid ait eu pareil comportement par exemple.
Monfreid, me semble t il n’était pas un marin mais aventurier, égaré au hasard de ses intérêts, sur la mer. Le personnage, très contreversés, nous a fait rêver, comme la télé, comme les pros de la pub et du marketing : avant tout pour faire du fric...
Joshua et Moitessier, c’est tout de même une autre pointure...
J'ai parlé de Monfreid car déjà cité. Le personnage était complexe mais ses motivations sans ambiguité néanmoins je me souviens avoir lu à maintes et maintes reprises son bien-être à se trouver en mer. Son sillage ne prète pas à contestation sur ses qualités de marin. Quant à ses écrits, c'est vrai que sa vie en mer passe au second plan. Son jardin secret?
Ben justement, je vais mettre les pieds dans le plat...
Je reviens du salon, et je vois ce que j'y ai vu.
La même chose d'ailleurs que ce que je vois sur l'eau.
A savoir que les jeunes arrivés dans la plaisance à bord de ces caravanes flottantes si décriées sont justement des ex soixante huitards plus ou moins jeunes retraités de 60 ans bien sonnés, et de la même génération que la plupart des intervenants sur ce forum.
En dehors de quelques gamins talentueux à bord de bolides genre Pogo et plus attirés par la course au large que par le voyage découverte, on ne peut pas dire que la moyenne d'age soit à la baisse.
Quels rêves avons-nous légués à nos enfants?
Nos enfants (mes petits-enfants) ?
Ils sont formatés dés le plus jeune âge pour ne plus rêver ... Mais seulement "avoir envie" ...
Et même les rares qui voudraient encore se rebeller, sont tellement sous pression (parcours écolier et ensuite, mise au boulot rapide, chômage, même pas d'allocs logement, etc.), qu'ils n'en ont plus le temps ni l'énergie ? Cassés !
Et comment rêver quand le salon tend vers les voiliers à 1 million d'€ pour l' "élite" ! Hein, c'est pas vrai ?
J'y était aussi à ce Nautic "Popeye" ridicule de business. Mais il y restait aussi nos Corsaires de légende qui font toujours rêver ... Ne serait-ce que parce que Florence HERBULOT, digne fille de son père, est venue à notre stand où un canote tout neuf (de 1962) trônait.
Allez, salut, le redoux arrive et j'ai à remplacer les serres de bouchain de mon MATHUSALEM ... en attendant la goélette de 25 m qui arrive ... Sans que mes chevilles gonflent pour autant.
Trop simple ta réponse.
D'abord, quand j'avais 20 ans, l'équivalent d'un voilier à 1 million d'€ pour l' "élite" de maintenant était hors de portée de ma bourse. Par contre, je pouvais louer. Maintenant aussi on peut louer, le problème n'est donc pas là.
Ensuite, si nos enfants sont formatés dés le plus jeune âge pour ne plus rêver ... Mais seulement "avoir envie", il faudra bien qu'un jour la génération des ex soixante huitards admette au moins sa responsabilité collective dans cet état de fait, sous peine de passer encore plus pour une génération de vieux c... nantis.
Quel échec!
Moi je ne pense pas comme toi Richard, une fois de plus. Tu vois, je ne suis pas encore allé au bout du monde, mais lorsque je vais m'échouer au fin fond de ma baie aprés avoir péché quelques maquereaux, ramassé des coques et des salicones à marée basse et que je déguste tout seul le soir ce festin, et bien je vais te dire que le bout du monde peut se trouver au fond d'une ruelle..... à deux pas de chez toi, même si ça ne dure que 24 ou 48 h. Là, bien souvent je reviens d'un mois de vacances.
La deuxieme chose ou je suis encore moins d'accord, c'est que bien au contraire, maintenant tu n'as pratiquement même plus le droit de réver, qu'il faut vraiment en vouloir pour faire ce que tu as envie vu le combat permanent qu'il faut faire pour continuer à penser que ça peut être possible. Aujourd'hui plus qu'hier tu sais qu'il va falloir que tu bosses pour arriver à tes fins parce que plus rien ne se partage plus, il suffit de lire le blog du " Captain gils" pour s'en persuader. Enfin, ce n'est que mon avis.
Bonne journée à tous, Pascal
« Trop simple ta réponse. ‘ Si nos enfants sont formatés dés le plus jeune âge pour ne plus rêver ... Mais seulement "avoir envie", il faudra bien qu'un jour la génération des ex soixante huitards admette au moins sa responsabilité collective dans cet état de fait’ »
Je crois bien qu’il met le doigt sur le problème : l’incroyable dépendance de notre société d’aujourd’hui à la consommation. Rien à voir avec les principes de liberté, de respect des autres et d’amour développés en 68.
On s’est tout simplement laissé bouffé par des spécialistes de la communication et du marketing, "le rêve est dangereux, il n’est pas porteur d’envies, elles mêmes, porteuses d’actes d’achats."
Le rêve n’est en aucun cas en opposition avec la création, il en est même un moteur certain. J’ai rêvé un jour de partir avec un petit voilier en méditerranée orientale, et d’y vivre à bord. Cà a demandé 10 ans pour se faire, c’était il y a 20 ans... Et nous l’avons réalisé depuis 10 ans. Parce que nous en avions rêvé, parce que nous n’avons pas cédé aux envies futiles : le confort, la télé, les vaccins qui protègent de tout sauf de la stupidité, la bagnole, et les certitudes douillettes, etc etc...
Nos enfants pourront ils le faire ??? Tout dépendra de la façon dont ils pourront se libérer du carcan marchand qui les étouffent. Mais, le savent ils ???
Vois-tu Yoruk,
Ce qui n'a rien à voir avec les principes de liberté, de respect des autres et d’amour développés en 68, c'est précisément ce qu'en on fait la génération des soixante huitards te dirons les jeunes de maintenant.
Regardes ce qu'on leur laisse comme monde et ne va pas te plaindre si après ce ne sont pas de doux rêveurs libérés du carcan de la société. Les soixantes huitards en question ont hérité de la sécurité de l'emploi, de la retraite, de la liberté (sexuelle entre autre), des logements à bas prix, du droit de rêver.
Ils laissent derrière eux une société fliquée, des logements hors de prix (normal, ils ont spéculé dessus), un marché de l'emploi dévasté, l'espoir d'être au RMI à 85 ans quand viendra l'heure de la retraite, le droit de payer la tienne de retraite, les fonds de pension, des MST innomables, etc.
Je t'assure Yorük, tu peux tenir ce genre de discour ici, mais évite de le tenir devant des gamins, tu va en plus leur donner la haine.
Au lieu de se goberger de grandes idées, la génération des soixante huitards est, je le répète encore une fois, responsable de l'état actuel de la société. Elle n'a pas de leçon de morale ou de philosophie à donner aux générations montantes qui la jugent non pas sur ses beaux discours mais sur ses actes.
Bj à tous,
Je fais partie des jeunes propriétaires naviguant (48 ans), lorsque je regarde autour de moi, je fais partie des """jeunes"""
Et, je ne vois pas bcq de plus jeunes (20ans --30ans) qui commencent à naviguer sur de petits bateaux comme ns en notre temps.
Les belles années de la plaisance seront peut-être derrières nous ds 20 ans.
C'est peut-être un peu négatif de ma part???
a+
Joël
● Je vis en Turquie sur un voilier de 12 mètres, à l’année. C’est ce que je voulais
● Je le voulais, et j’ai bossé pour. Mais ce n’était pas suffisant pour réaliser mon rêve.
● Et j’y suis parce que l’esprit critique m’est venu, et il me vient justement de mai 68.
● Mes petits enfants, totalement dépendants de la mode et de ses vecteurs, sont ils plus libres que moi ???
● La génération de 68 est elle totalement responsable du dévoiement de ses élites ??? Elle s’est tout simplement fait baiser, ni plus ni moins.
Je pense sincèrement que le plus cinglant aveu d'échec pour une génération est d'entendre dire ses représentants parvenus à l'age mur dire :
"C'était mieux avant"
Sur la mer, je suis responsable de mes actes,
Dans ma vie et dans la société aussi.
"c'était mieux avant"... Je ne sais si c'est un constat d'échec, mais c'est un fait bien palpable parfois.
j'ai découvert la voile en m'embarquant à 20 sur un Corsaire, n'avait jamais navigué en mer, avec un pote qui n'avait jamais mis les pieds sur un bateau. On a sillonné la Med jusqu'au sud de la turquie, quand je rencontrais des "plaisanciers" on me demandait si j'avais amené le bateau sur un Ferry! ça a duré 10 mois, une belle évasion, je ne me souviens pas d'avoir jamais payé un port, d'ailleurs je n'avais pas un rond et ça ne posait pas de probleme. Puis d'autres voyages, et on finit par se caser. Trente ans apres, mon pote qui a gardé le virus m'invite un mois au Vanuatu, il a un 11m en Nlle Caledonie, et navigue tres souvent. Alors je craque , me dis qu'à 50 ans je vais pas attendre encore, et je fonce, j'achete un vieux sloop acier pas bien cher, j'embarque madame et je remonte le bateau d'Espagne en Camargue. Et bien, ça a bien changé! les mouillages sur bouées, les marinas hors de prix et désagréables, les voisins de mouillage aussi causants que dans un ascenseur. Alors des récit comme celui là me touchent en plein coeur, et depuis un an je caresse furieusement le projet de larguer les amarres, loin, longtemps, et il n'y aura pas de préretraite pour accompagner, ni de retraite à la fin. Ce qui me tracasse le plus c'est pas ça, c'est: la mer est elle vraiment encore quelque part un espace de liberté? Même au Vanuatua on a tendance à se faire un peu "racketter" par les autorités (et c'est pas si injuste que ça d'ailleurs).
Je dévore Moitessier et consorts, mais ce que je lis dans les forums n'y ressemble plus guère... Alors, merci de nous faire savoir que toi tu reves encore, et agis dans le même sens.
je finis avec Brel: "je vous souhaite d'avoir beaucoup de rêves, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns"
www.taminori.net
Salut (beau match de rugby, même si Perpignan a perdu face à Munster).
Je ne vois pas trop en quoi les "soixante-huitards" (dont je suis fier, mes gamins aussi, d'avoir été) sont responsables de la situation délétère sur la Planète 40 ans aprés.
On n'était qu'une poignée et les banquiers / hommes d'affaire (Pompidou/Rtshild vous connaissez ?) ont vite repris la main en manipulant les ouvriers (rappelez vous l'un de leurs slogans des années d'aprés : "cheveux longs idées courtes...".
Hop on a vite vu que la coupe "GI" et le costume cravate étaient beaucoup plus conformes pour vendre et se vendre.
Donc, Mr Tiphine c'est Un peu vicieux, mais fort banal, en ce moment, de désigner une communauté (si possible restreinte et sans défense) pour faire diversion ... et noyer le poisson comme d'hab.
En tous cas joli débat que je vais résumer ainsi :
Doit on se résigner à ce que la liberté (ici sur un voilier en mer) ne devienne qu'un "produit" de consommation égocentrique parmi tous les autres pour le plus grand profit des affairistes et autres commerçants cyniques dont la vie de "VIP" se résume à exister uniquement par son compte en banque ?
Bref, il faudrait gober que les navigateurs (et tous les humains d'ailleurs) ne doivent être que des clients à destabiliser pour mieux les plumer, la mer "sauvage" (c'est fou tous ces gadgets de "sécurité" qui n'empêcheront jamais personne de se noyer !) et les pirates aidant évidemment. L'angoisse fait vendre n'importe quoi !
Comme beaucoup de vrais navigateurs, Je suis en mer le plus souvent possible (à rien "consommer" sauf sa beauté vivante depuis 63 -> avant 68) et j'y serai encore tant que je tiens le coup, toujours avec très peu de fric. C'est facile :il faut connaître un peu la vaste chose marine et ne pas avoir besoin de frimer à l'aide d'un luxe, souvent très laid et visiblement masquant un déséquilibre chronique.
Raté : les parvenus friqués ne sont pas plus beaux sur leurs bateau (plantés dans les marinas comme les "mobile-homes" dans les campings) que dans les hameaux des "quartiers chics" : ils ont tout le temps peur.
Donc, si on résume,
C'est un peu vicieux de mettre les anciens devant leurs resposabilité générationelle,
Mais pas du tout de critiquer les jeunes générations qui compensent leur manque de rêve par un matérialisme frénétique.
En tout cas, la dernière attitude est assez populaire dans les forums de voile.
Soit dit en passant un des problèmes majeurs des sociétés occidentales est justement que les seniors ne sont pas en minorité et qu'on manque de jeunes.
La question que je pose est de savoir comment attirer les jeunes générations vers la mer, parce que sinon, le problème des marinas surpeuplées sera résolue dans dix ans au plus, et on sera peinards même à Houat au mois d'août.
Transmettre, transmettre, c'est aussi cela la mer pour tous.
● J’ai lu que ton bateau était à Locmiquelic,
● et tu me parles de la grande plage de Houat
● Or, j’ai longtemps eu un Cognac à Berder (l’anse de Berder, face à la Jument)
● Après s’être copieusement tapé sur la gueule
● On constate que l’on décidément pas d’accord.
● Et on décide de boire un coup pour arroser cela.
Ben tu vois, ça justement, c'est transmettre la tradition.
Je ne peux donc qu'approuver.
Qu'elle est belle la nébuleuse d'horions.
Houlalalala... mayday... mayday...
Quand ça devient "politikkkk" ça pikkkk!!!.................
En tous cas j´irai bien prendre un verre avec vous les mecs si vous me faites une petite place dans le cockpit... mais ch´suis trop loin !!!
Bon, ceci dit, suis entièrement d´accord avec c´lui qui dit :
"- Je ne vois pas trop en quoi les "soixante-huitards" (dont je suis fier, mes gamins aussi, d'avoir été) sont responsables de la situation délétère sur la Planète 40 ans aprés"-
Incroyable ça, toutes générations accusent toujours ses géniteurs.
Et vlan... pourquoi les 68-ards en prendraient-ils plus dans la gueule que les autres?
Trouvez l´erreur...
Bon, histoire de faire diversion et pour le plaisir de parler du nom des bateaux, le mien qui a fait partie autrefois de l´équipe de Tabarly-charters s´appelaient "Les Saintes"
Féminin pluriel... mais vous me voyez avec les Saintes aux fesses moi ?
Heureusement le proprio suivant a eu l´heureuse idée de débaptiser le navire (dans les règles de l´art... !!!)
...pour l´appeler Enomis.
Et vous savez qui était Enomis ?
les livres de mythologie où je pensais découvrir l´ethymologie de son nom, bredouille que j´ai été !
Moi pas... alors après avoir écumé en vain
Me voilà donc en train de rechercher ce proprio.. (retrouvé !)... et qui m´explique dans son parfait accent du midi :
"mais ma pôtite, ne cherchez pas comme ça d´où vient ce nom, c´était le nom de ma femme, elle s´appelait Simone!!!"
Et paff... plus de rêve de Dieu Celte ou grec... je me suis retrouvée seulement devant l´anagramme d´un prénom de femme.
Aujourd´hui je me dis que, de là où elle est, "Simone" doit veiller sur "Enomis"...
car depuis 11 ans que nous voguons ensemble Enomis et moi, ce n´est que du bonheur !
En tous cas oui je parle à mon bateau... oui je l´anthropomorphisme... et alors ?
Tout est "vivant" sur cette terre, alors pourquoi ne privilégier que les animaux comme qui dirait un intervenant plus haut dont j´ai oublié le nom ?
A chacun sa pensée que je me garderai de ridiculiser lorsqu´on parle de ce genre de chose.
Enfin voilà... bonne soirée à tous... glissez pas trop sur la neige (comme dans vos emportements littéraires d´ailleurs !

)
Sophie...
(demain 1er jour d´été sous ma lattitude, je vous envoie mon soleil austral)
Salut Sophie
J'aime bien ton histoire, c'est une belle histoire.
Demain matin, je post ici à ton attention, et à celle de tout les intervenants, une photo des monts du Taurus enneigés et dominant la baie de Finike...
Salut, salut
Yoruk
Oui Yoruk, c´est une belle histoire qui m´émotionne toujours chaque fois que j´en parle...
Merci pour la future photo enneigée... oui je suis preneuse.
A+ bonne soirée
Sophie
Bonsoir à tous.
Il n'y a aucune nostalgie dans mon constat: les choses changent en apparence, c'est indéniable, mais les humains, eux, sont terriblement identiques.
Les soixante-huitards(j'avais 19 ans) existent toujours. Ils ont fait une révolution, autrement dit un tour complet, et tous est redevenu comme avant, peint en bleu, où en vert...
Je dirais que ma responsabilité, quand à ce qui concerne l'évolution de "ma" société est réelle: en effet, le monde tel qu'il était ne me convenant pas, je l'ai laissé se débrouiller sans moi. J'ai vécu dans plusieurs pays et je dois dire, encore une fois, que les hommes sont les mêmes ailleurs; ils veulent se nourrir, un toit, du plaisir. Le temps passant, et le corps affichant des faiblesses, ils recherchent de la sécurité.
Autrement dit les jeunes veulent changer le monde d'hier, pour inventer leur aujourd'hui,mais malheureusement ils n'ont comme modèles que nous, les anciens jeunes, et ils finissent par reproduire, quelquefois en les déguisant, nos schémas. Les lois sont faites par les vieux...
Nous n'inventons rien, nous ressassons, nous vivons en boucle.
Et si parfois nous faisons le tour du monde, c'est encore une boucle...
A 61 ans, j'ai un gamin de 19 ans, né au Venezuela, et lorsque je lui demande ce qu'il souhaite faire de sa peau, et bien il ne sait pas, aucune envie, sinon la dernière playstation à la mode, le dernier iphone, il consomme. Et pourtant, je n'ai jamais affiché de désir de consommation. Et c'est bien là le piège de nos systèmes: nous sommes sous l'emprise de la masse, le plus grand nombre détermine la tendance. Le langage même y participe, la syntaxe véhiculant les idées et les comportements, insidieusement...
D'ailleurs le monde de la mer n'échappe pas à cette règle, et bientôt, si nous voulons être libre, il nous faudra croiser à plus de 200 miles des côtes, sans toucher terre. Même les pirates sévissent à des milliers de miles des côtes, depuis un gros bateau d'où ils rayonnent.
Alors finalement la mer est peut-être le dernier espace d'aventures: on se ballade d'un pays à l'autre, de quoi résister à bord, mais ne rêvons pas, lorsque Barberousse arrivera, Obélix n'est pas à bord. Ma seule et dernière liberté sera alors de nous défendre et de terminer englouti par cette mer magnifique, en accord avec un vieux rêve:à vivre sans péril, on triomphe sans gloire.
Une gloire discrète et anonyme, celle d'être passé sur cette terre avec respect, sans laisser de trace, tel un sillage se refermant sur cette parenthèse, ce rêve, que fut ma vie.
@+ les amis
Si c'est un jeu de mots sur Orion et horion, il est très joli.
Si c'est une faute d'orthographe, elle est très amusante…
En tous cas Jojonas, chapeau bas... tu écris bien !


C´est un réel et vrai plaisir de te lire.
Comme nous sommes de la même génération... je peux me permettre... histoire de faire (presque) un jeu de mots : je me rallie à tes "ch´vaux blancs" !!!
Ceci dit j´avais relevé l´autre jeu de mots orion-Horion... il n´est pas voulu je pense, mais comme qui dirait M´sieur Tiphine, c´est très amusant !
Sophie
Ah que si c'était fait exprès le jeu de mots!
Les ancêtres n'ont pas le monopole de l'orthographe.
Et puis, j'ai passé assez de temps à abaisser cette constellation sur l'horizon pour savoir comment ça s'écrit!!!
Comme, promis hier soir, cette photo des monts du Taurus enneigés.
Bonnes fêtes de fin d’année, et pour reprendre la conclusion de Jojanas :
« Ma mer, c'est celle que je peux m'offrir »
Soyez certains que je mesure pleinement le privilège de pouvoir vous l’écrire depuis mon cockpit, heureux, sur l’eau, si ce n’était la putain de liste de commissions à faire pour les fêtes, que ma femme me prépare au fond du carré !!!!!.
NB : les Yörüks, sont une tribu emblématique, de nomades turcs des monts du Taurus
http://www.eauxturquoises.fr/
Re-d'accord avec toi
B'Jour tous,
Ah ben dis donc Doudou, ça cause introspection par ici.
Mais ceux qui se grattent un peu les neurones par ici, fort rares ma foi, dites moi pourquoi dés qu'on essaie d'être un peu plus concret, ça foire tout de suite.
Exemple pour ne pas rester à causer sans rien tenter.
STW cherchant des rédacteurs, je me suis proposé puis sans réponse j'ai écrit ce ce sujet dans les dossiers :
"Dossier STW : Un voilier autonome quelques jours, quelques années ...
Titre de l'Article : Ici on voudrait regrouper tout sur les solutions "écolos".
C'est là : www.stw.fr/dt/display_dt.cfm
Résultat : 4 réponses et sujet enterré.
Mais ça a fait un peu bouger la "direction" et j'ai été contacté par téléphone. Donc j'ai pondu un petit projet de sommaire de dossier que j'ai envoyé par mail à STW le 21/10/09. En voici le texte intégral :
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonjour,
comme vu au tél ce matin voici le projet de sommaire rapidement pondu à la louche et donc éminemment perfectible :
-------------------------------------------------------------------------
(.txt -> team@stw.fr)
Rubriques et sous rubriques dans le "sous-dossier" VOILIER AUTONOME (écolo)
du site Web STW
(Olivier FOURNIER 21/10/09)
1. GENERALITES : états d'esprit, objectifs, besoins ...
1.1. Etats d'esprit vis à vis de la navigation sur un voilier
1.2. La parole aux Dames (exclusivement aux Dames !)
1.3. Objectifs selon projets à court, moyen et long terme
1.4. Besoins vitaux, sécurité, santé, confort minimum, ...
1.5. Concertation et discipline librement consentie à bord
1.6. Gestion du très mauvais temps et des crises
1.7. Gestion des escales et des rapports humains mondiaux
2. ENERGIES (soleil, vent, autres) et CONSOMMATION
2.1. Le "tout-électrique" (I = W/V) incontournable à bord
2.2. Les autres utilisations des énergies naturelles
2.3. Les compromis avec le pétrole et/ou le gaz, ...
2.4. Les déchets recyclables et non recyclables
2.5. ...
3. RECETTES (astuces) connues, oubliées, nouvelles, ...
3.1. La nourriture : stockage, conservation, ...
3.2. La maintenance du matériel, outils, stocks pièces, ...
3.3. Le système D en cas de problème imprévu, ...
3.4. Les réalisations et expériences réussies ou ratées
3.5. ...
4. MATERIAUX, MATERIELS du COMMERCE
4.1. Les caractéristiques techniques cas par cas
4.2. Le rapport qualité/prix : "Espace SHENGEN"
4.3. Les mauvaises adresses (prix, arnaques, ...)
4.4. Droit de réponse : vendeurs argumentez !
4.5. Retours d'expériences et avis des utilisateurs
4.6. ...
5. DIVERS (pour les piliers du bar du port)
5.1. Des Gags et récits marrants de marins "écolos"
5.2. Place à la critique et à notre autocritique
5.3. Divers de chez divers (fourre-tout des inclassables)
(fin du brouillon) ----------------------------------------
Je ne souhaite absolument pas être (ou devenir) le "leader",
ni être en concurrence avec qui et quoi que ce soit, mais
intégrer une "équipe" pluridisciplinaire que le sujet motive
et passionne vraiment.
Donc veuillez bien faire circuler ce projet avant toute
décision et me faire part des critiques et corrections.
Je peux consacrer quelques heures par semaine à "animer" le
truc, avant qu'on parte loin longtemps (mi à fin 2010) sur
notre futur "canote" de 25 m (un en vue : acier 82 Tonnes).
En attendant je retape un CORSAIRE (MEULAN 1958) à l'identique
(in memoriam J.J. HERBULOT) de ce qu'il était quand j'avais
15 ans -> cabotage cet hiver sur la Côte atlantique par tous
temps pour aguerrir l'équipage avant le grand bleu ...
Cordialement
Olivier FOURNIER
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Depuis, silence radio total.
Mes amis(es), voilà du concret pour illustrer le "consensus mou" général qui cautionne partout et toujours le sabotage de toute action "écolo" (= raisonnable et responsable maintenant) généralisable que les gens accepteraient mais que les malades du business enterrent (cf. Conpenhague) ...
Comme disait l'autre, une autre fois : "tu ne vas pas te faire que des amis en écrivant ça ...". En bon pédagogue, je lui ai répondu que mon attitude ést très économique en énergie : mes vrais Amis(es) sont ainsi automatiquement et préventivement triés sans avoir à passer par les "mauvaises expériences" (botamment celles vécues par les Dames).
En tous cas c'est un vrai plaisir que quelques-uns (unes), ici et partout, "osent" se mouiller un peu en parlant de ces choses "tabous" !
Oh qu´elle est belle cette photo Yoruk !!!
Magnifique...
Merci !
En tous cas, c´est sur un thread comme celui-ci que nous pouvons "grandir".
Pas de réglements de comptes, justes des avis différents...
Mais on ne pas être toujours du même avis... le monde serait d´un tel ennui dans l´uniformité !
Interessants les thèmes précités soulevés par Olivier... à suivre...
En attendant Noël, je souhaite un excellent hiver à ceux qui sont dans l´hémisphère Nord... (c´est pas son anniversaire aujourd´hui ?)
... et aux autres, j´nous souhaite une excellent été
... en vous envoyant un des plus beaux couchers de soleil du monde depuis mon Rio de La Plata, lorsque l´Astre s´éteint doucement vers l´Ouest, vers Buenos-Aires... juste en face !
Bisouxxx à tous
Sophie
Déc. 2009 L´Astre e couche devant Enomis sur le Rio de La Plata
Et merci pour ce soleil couchant magnifique. Et merci aussi, pour ces mots évocateurs : Rio de la Plata... Il y a des mots magiques comme çà, qui ont bercés mes rêves d’enfance : Valparaiso, San Fansisco, Venise, le Bosphore, Santorin, sans oublier, faut pas déconner, l’île Dumet***, le centre des terres émergées !!!!
Je vois que ton bateau est en ordre, les cordes à linges soigneusement lovées sur ton génois enroulé....
*** Pour les non initiés, Dumet est l’île emblématique où j’ai tiré mes 1ers bords, 2 miles au large de Piriac. Les Piriacais, peu enclins à la modestie la prétende centre du monde des terres émergées....
Merci pour le compliment du bateau bien rangé Yoruk !
lier"... ouais...
Je vais te dire un "truc" : le gros pot rouge que tu vois à bord c´est mon "esca
Comme j´ai des petites gambettes, je fixe au balcon un "boute" assez long lui-même attaché à la poignée du seau... et lorsque j´arrive sur un ponton non flottant... ou que je me mets le nez face à une berge par exemple, je balance ce seau... et hop... ça me permet de monter-descendre mon Amphora. La proue sur ce bateau est quand même un peu haute...
En tous cas, je préfère ça aux échelles de toutes sortes, payées un prix maxi chez les chips... et sur lesquelles je me casse la gueule systèmatiquement !!! crrssss... Je n´arrive jamais à les fixer "rigides".
Enfin voilà... pour excuser le seau... pas le "sot"... jajaja...
Ces vrai que de Rio de Janeiro, en passant le Rio de La Plata, pour arriver à Valparaiso... ce sont là des noms magiques qui font rêver.
Mais pas triste la nav´ dans le coin... ohlalala... !!!
Joyeux Noel !
Bizzz
So S/Y Enomis
comme ce fil c'est un peu neuneux version Ménigrégoire ( excuse pour l'hotograhe) pour ceux qui connaisent, les vieux bien sur, et bien moi aussi j'ai ma petit photo qui me tient à coeur, la plus belle du monde !!!!!! ( à gauche bien entendu...)
Allez, ce soir bisous à tous, surtout à vos femmes...
Pascal
A la suite du fil de Jojonas, et en ces temps de voeux, j'aimerais simplement vous offrir trois phrases. Trois textes, qui m'ont marqué par leur pertinence et leur justesse de vue.
Sans doute certains les connaissent-ils déjà... ? Elles figurent toutes trois en page de garde de mes livres de bord...
"Mon île, je l'ai cherchée loin, et longtemps... Jusqu'au jour où j'ai compris que mon île, c'est mon bateau" (J. Janichon)
"Partir n'apporte pas de réponses. Cela évite juste de poser les questions..." (B. Moitessier)
"Il y avait des choses intolérables à terre, des pensées, des absences, des angoisses, que l'on ne pouvait supporter que sur le pont d'un bateau. Il n'avait jamais existé d'analgésique aussi puissant. Et l'on avait vu survivre à bord de bateaux des hommes qui, ailleurs, auraient perdu pour toujours la raison et la paix.
Parce que de toute évidence, la vraie liberté, la seule possible, la véritable paix de Dieu, commençait à cinq milles de la côte la plus plus proche..." (A. Perez-Reverte)
JOYEUX NOEL A TOUS...
Merci à toi Guy, et joyeux noel à tous...
@+ les amis
Merci Guy. J'aime beaucoup la dernière citation. C'est tiré de quel livre ?
Je me rappelle avoir moi-même écrit ceci, dans L'Atlantique en père peinard : « Je souris en pensant à la sempiternelle question : qu'emporteriez-vous sur une île déserte ? Mon Loupiot, sur l'Océan, tu es mon île déserte. Toi qui sais, dis-leur ce que j'ai emporté. » Et je ne connaissais pas la phrase de Janichon. (Qui se prénommait Gérard. Jérôme, c'était l'autre « Damien » !)
Joyeux Noël !