Traversée Atlantique ( équipier)

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DUFOUR 36CC
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Traversée Atlantique ( équipier)
sujet n°88682
Bonjour,

J'aimerais connaître votre expérience pour la traversée en étant équipier.
En ayant une bonne expérience de navigation, il doit être posssible de trouver un embarquement, trouver un bateau qui respecte un certain agenda ( travail oblige)
De combien de temps faut-il disposer? 3 à 4 semaines?
Que faut-il faire attention? équipements du bateau, compètence du proprio. etc..
a+

Joël
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DUFOUR 36CC
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réponse n°130238

Bj,

Merci pour les renseignements, j'aurais plus 4 semaines que 6 de congés.
On va voir un peu les autres expériences?

merci
a+

Joël

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130244

A tous les équipiers :

Il faut bien se mettre en tête, qu´en nav´, si on sait toujours quand on part - (et encore... météo oblige !)-  on ne sait JAMAIS quant on arrive !!!

Alors un conseil : ne JAMAIS arrêter de façon définitive ni le jour de départ, ni le lieu d´arrivée, encore moins une date de vol etc... etc...
Bien simple, le "proprio-capi" qui dit respecter un agenda en navigation, perso je ne partirai sûrement pas avec !!!

Mais bien sûr chacun fait ce qu´il veut...

Sophie S/Y Enomis

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KETCH
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réponse n°130248

Toute navigation étant dépendante de la toute puissante météo, personne ne peut estimer avec précision le temps d'une traversée.

Alors cette moyenne de 4 semaines est une base temporelle qu'il faut élargir, au niveau agenda…

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réponse n°130249

Certains skippers embarquent des équipiers pour une partie du parcours (par ex: France-Canaries ou Canaries-Antilles). Il est peut-être possible de faire une transat en 2 fois si on manque de temps ?

Tout à fait d'accord avec Sophie (et les autres) : le skipper qui m'a dit "si on n'est pas prêt on partira à l'arraché" n'a pas réussi à m'embarquer !

Il est prudent de se renseigner - avec diplomatie - sur le matériel de sécurité présent à bord. Quand je recherche des équipiers je fournis systématiquement une description complète du bateau + un CV nautique du capitaine. L'expérience est assez difficile à évaluer - on peut avoir parcouru beaucoup de milles sans problème parce qu'on a eu de la chance et être toujours incapable d'anticiper les difficultés possibles par excès de confiance en soi. Un entretien (même téléphonique) me parait indispensable avant de décider d'embarquer. 

 

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ALLURES 44
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réponse n°130266

Bonjour,
J'ai traversé en décembre dernier avec 4 équipiers plus mon co-équipier. Personne n'était monté sur un voilier avant les Canaries. Gros risque mais calculé tout de même car la traversée de 5 jours Canaries/Cap-Vert servait de test avant la grande. Nous avons attendu 10 jours de plus une pièce aux Canaries et 15 jours une hélice au Cap-Vert. Tous mes équipiers avaient un an devant eux pour voyager et je pense que c'est là le plus important. Avoir du temps pour se connaître, pour s'ammariner, pour la bonne fenêtre météo et tout s'est super bien passé, très bonne ambiance (cf les photos de la transat sur mon site).
Cordialement,
Antoine M

www.acquadoria.org

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130267

Tout à fait d´accord avec mon amie Chriistiane (et les autres)... Christiane que je salue au passage et à qui je souhaite une excellente prochaine nav´...

En dehors de toutes les très justes et très importantes considérations qu´elle vient d évoquer (voir nombres threads antérieurs qui parlent de cette fameuse relation capi-équipier), j´ajoute encore un autre grain de sel marin  en disant que  je n´embarque JAMAIS un équipier tenu par un facteur temps !

Celui (ou celle) qui avance des dates de départ et d´arrivée, (même des ports fixes!), il n´a qu´à "aller à la gare"... ou voyager par avion !

Bonne transat quand même Joel... mais n´oublie jamais, en bateau pas de timing !!!

Sophie S/Y Enomis

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réponse n°130272

Bonjour Joel,
J'ai moi aussi fait cette traversée - et d'autres - en équipière, et je confirme ce que les autres t'ont dit : 4 semaines, ce n'est pas assez, même en partant du Cap Vert. Je comprend qu'en calculant sur le papier, cela a pu te sembler suffisant, mais sur l'eau les distances et les jours n'ont pas la même valeur et changent au fil des aléas...
Peut-être n'a-tu que peu d'expérience de la traversée hauturiere ? Si c'est le cas, peut être faut-il envisager d'abord une traversée plus courte. Entre les canaries le Cap Vert, et les Açores, les possibilités ne manquent pas, et les durées sont d'avantage compatibles avec tes disponibiltés temporelles.
Ceci dit, que ce soit pour un croisière courte ou longue, il vaut mieux avoir vu le skipper, si possible le bateau (ou au moins avoir la liste complète des équipements du bord et une photo), et prévoir un peu de cabotage avant le grand saut.
Bons vents

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DUFOUR 36CC
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réponse n°130290

Bj,

J'ai mené notre nouveau bateau de toulon à Evia ( Grèce ) l' été passé et je navigue depuis 26 ans.
Mais je n'ai encore jamais fait une " grande traversée " j' envisage de le faire ds quelques années sur mon bateau.
Donc, j' ai ce projet, maintenant on verra avec mes contraintes travail, de toute façon mon but, c' était Canaries Antilles.
Un rêve aussi les canaux de Patagonies!!!!!!!!!
merci pour toutes vos interventions

A bientôt

merci

Joël

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SANTORIN AMEL (Monocoque)
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réponse n°130299

Bonjour à tous,

J'ai aussi navigué comme mousse, chef coq, spécialiste vaisselle, barreur, équipier de toute sorte et comme skipper. Je continue à être équipier et à en avoir à mon bord.
Ne faisons pas fuir par des propos trop dur les équipiers. Bien sûr s'il s'agit d'une transat... le temps devient délicat à évaluer. N'ayant jamais fait de transat, je ne dois recommander la prudence, mais à la "bonne saison des alizés" du cap vert aux antilles je prendrais le risque de mon billet d'avion retour à 4 semaines.
J'ai cependant toujours prévenu mon associé que même en méditerranée, un jour, je risquai de ne pas être à l'heure au boulot; cela ne le fait jamais rire! Un de mes amis avec un 16m est resté bloqué 8j à Calvi en fin de séjour !! Bonjour la reprise du travail !
Donc je donne des dates pour les petites croisières et les billets sont réservés ( pardon , Sophie. Ne te fâche pas! ) Mais tous sont prévenus des aléas et que rien ne me fera prendre un risque pour un billet d'avion, ni pour mon hosto !

Dany de  " FARNIENTE"   Demandons Clémence à EOLE et à NEPTUNE

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DUFOUR 36CC
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réponse n°130310

Bonjour,

Une note un peu plus optimiste, car c' est évident qu'il n'est pas intéressant d' essayer d 'embarquer avec des personnes qui sont à la retraite ou congés sabatiques mais sur un bateau qui doit respecter un certain calendrier.
Maintenant, je peux accepter de perdre un billet d'avion et prévenir mon employeur de quelques jours de retard en cas de force majeur, je suis aussi un marin qui a appris à composer avec les aléas de la mer.
a+

merci

Joël

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130314

Beh alors Joel, si tu sais tout ça pourquoi toutes ces questions ?

Tu sais des fois il faut savoir secouer un peu les néophytes de la mer. Il ne se rendent pas compte à quel point ce n´est pas un autoroute (même si parfois la route des Antilles y ressemble...) Façon de parler quand même.........

Je n´avais pas lu ton profil, donc je ne savais que tu savais...

Beaucoup prennent des risques inutiles et après ce sont des angoisses de la part des familles, des recherches qui coûtent cher en $, en temps et énergie. Ce n´est drôle pour personne.
De plus  s´il y a de bonnes doses d´inconscience en risques pris de la part de certains navigateurs, j´ai pu aussi constater depuis 11 ans que je "flotte" sur les océans, que souvent les "casses" étaient conséquentes aux risques pris tout simplement PARCE QU´À BORD IL Y AVAIT UN EQUIPIER AVEC AVION À PRENDRE DANS UN PORT LAMBDA !

Et ça, ça a le don de me fiche en rogne.
Voilà...

Ceci dit, bons vents sur ta transat bien sûr ! Mais vaut mieux prévenir que... etc... etc...

Sophie S/Y Enomis

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DUFOUR 36CC
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réponse n°130328

Bj Sophie,

Toutes ces questions, parce que je connais les grandes lignes théoriques de la traversée, mais j' aurais voulu connaître l 'expèrience de personnes ayant fait cette traversée avec un "certain délai " Peut-être voir avec les sociètés de locations qui ont besoins de faire traverser leurs flottes???
A bientôt
merci

Joël

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130331

Mais tu fais absolument ce que tu veux comme tu veux Thors..............

Il y a deux catégories de "navigateurs" :
- ceux qui partent pour un temps sabbatique (il me semble lire ce cas dans ton profil)
- ceux qui partent "pour de vrai"

Si tu veux naviguer avec une montre au poignet c´est ton droit... comme d´avoir de la chance de ne pas râter ton avion...  mais aussi celui de te planter ! Ce jour là tâche d´être seul...................

Salut

Sophie

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MELODY
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réponse n°130339

 Juste un petit mot..  D'abord une grosse grosse bise a Sophie...  Plairir de la retrouver...  

Ensuite sur le sujet. Lors de ma premiere transat j'avais en gros deux mois devant moi. J'ai attendu au moins 10 jours une fenetre meteo favorable pour quitter les Canaries. C'etait depression sur dépression.  J'en ai eu marre et j'ai dédidé de partir dans un temps moyen...  Mais apres trois jours en direction du SW ca  s'est gaté. J'ai un peu cassé et suis remonté sur les Canaries pour ne repartir que  ... l'années suivante.  Et là j'ai eu aussi a attendre une dizaine de jours une méteo favorable..  Ensuite que du bonheur jusqu'à la Martinique.
Il faut savoir que depuis quelques années les Canaries sont très souvent en hiver sur le trajet de dépressions qui se succèdent pendant parfois plusieurs semaines, alors qu'il y a une dizaine d'années elles passaient plus au nord (changement climatique oblige...).
J'ai eu cette année là plus de pluie en 40 jours aux Canaries qu'en une année totale habituelle...
Donc  comme tous les autres  je dis attention aux dates fixes tant qu'on est encore au Nord. Bien sur Cap-Vert - Martinique c'est beaucoup plus simple si les alizés sont au rendez-vous, ce qui est le cas général de décembre a mai...
Bon vent ..
YL

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ENDURANCE 35
Membre cotisant
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réponse n°130345

Bonjour,
Il y a deux ans nous avons embarqué deux équipiers amis juste pour la traversée Cap Vert-Martinique, ils ne disposaient que de 4 semaines et même en perdant 5 jours à réparer à Mindelo il n'y a pas eu de problème pour traverser en un peu moins de 19 jours.
Et sur quel bateau? Un Endurance 35 qui se traîne à 5 noeuds. Nous n'avons même navigué que sous génois seul! Partir du Cap Vert c'est la solution et cela ne diminue en rien le dépaysement de la traversée.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130380

Bonjour Yannloïc... pour moi aussi contente de te lire... bonjour à Toulon et gros bisou !

Renaud j´ais ADORÉ ton intervention... MDR

"- ... porter plainte contre les vents contraires, les avaries de moteur, les défections de l'Alizé, les skipper pirates, les coques qui font de l'eau, les réserves du bord qui manquent d'eau, les caisses de bord qui sont des caisses de porcs, les timbrés du calendriers qui ne savent pas qu'au milieu de l'Atlantique il n'y a pas de milieu... "-

Tu vas voir qu´un jour il y en a qui vont trouver le culot de le faire...

Pour parler expérience perso... (et ce n´est qu´un exemple, il y a eu des tas d´autres fois bien sûr!)... je me suis vue attendre 3 mois une météo favorable dans un mouillage près de Florianopolis au Brasil pour continuer sur le Rio de La Plata.
D´autres bateaux sont arrivés...  et nous nous sommes retrouvés à 3 bateaux pour continuer vers le Sud.
Un était plus pressé que les autres évidement et trouvait une abhération d´attendre des semaines pour continuer... (je crois me souvenir que la famille arrivait à Bs-As en avion et il lui fallait réceptionner veaux-vaches-cochons-couvée...)

Il est parti avant... seul.

Il a pris un coup de vent au niveau de La Paloma en Uruguay dont il se souviendra sûrement toute sa vie !!!
Après c´est un an qu´il a dû mettre son bateau au sec à Piriapolis pour réparer... et attendre l´autre saison pour pouvoir continuer bien sûr !

Et des cas comme ça il y en a plein l´océan !
Mais à chacun de faire son expérience...
Tant que tout va bien on trouve ceux qui mettent en garde comme des vieux tromblons rabats-joie.
On en reparle le jour où un VRAI problème leur arrive à ceux-là..........

De toutes façons ces marins à calendrier on ne les revoit plus sur l´eau...
Ils rentrent au bercail...  et y restent...  en racontant LEUR avarie comme celle du siècle !!!
Car même s´ils ont cassé et provoqué des paniques familiales ou plus... ils s´en fichent... ils sont "passés"...

C´est ça les "mataffs" de notre époque !
Ils devraient regarder un peu plus la rubrique des bateaux disparus de STW excellemment suivie par Philippe Boyer...

Sophie

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DUFOUR 36CC
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réponse n°130396

Bj Reno,

Merci pour ta réponse à ma question, j' avoue que je ne l' ai pas trouvé très clair.
La diffèrence entre toi et moi, je suis technicien et toi tu es artiste, donc tu as la chance d' avoir bcq de temps et là je t'envie.
Par contre comme j'ai un bon boulot et que ma passion c'est la mer, voilà notre point commun, donc comme je suis ""marin"" et que je travaille bcq, j' accepterais de perdre un billet d' avion en cas de problême.
Mais je ferais la traversée avec un marin  qui auras préparé son bateau pour naviguer en navigation hauturière.
Un de mes livres préfèrés, c'est Latitude vagabonde de Daniel Drion et si je me rappelle bien, il dit qu'un bateau prêt à faire un tour du " monde" doit pouvoir tenir un coup de vent. 
Quand, je pense qu'avec mon Kelt 6.20m (super bateau) en 1982, nous sortions de Nieuwport par tout les temps pas plus de 7 et nous allions encore chercher les grosses vagues sur les hauts fonds (jeunes cons, c'étais moi) et que je trouvais que les "vieux" moi aujourd'hui sur leurs gros bateaux  10m parce que il y a 27 ans un gros bateau c'était un 10m, ne sortaient pas au delà de 5 à 6 b.
Donc en résumé, j'ai posé une question assez simple, parce que aujoud'hui, j'ai envie de réaliser quelque chose qui me tiens à coeur.
Ds quelques années, j'aurais une autre logique bcq plus cool.
a bientôt
Tu as un très beau bateau.

Joël

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DUFOUR 36CC
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réponse n°130409

Bj,

Le but de ma 1er question était d' avoir des infos possitives ou négatives sur la possibilité de le faire.
Donc, j' en retire déjà 3 choses:
1) Très difficile de réserver un billet d'avion
2) Prévenir sont employeur d' une possibilité de retard
3) Choisir un bateau bien équipé avec un skipper avec de l' expérience ds ce style de navigation.

Si vous avez d'autres renseignements, d' avance merci

Joël

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DUFOUR 36CC
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réponse n°130410

Bj,

Le but de ma 1er question était d' avoir des infos possitives ou négatives sur la possibilité de le faire.
Donc, j' en retire déjà 3 choses:
1) Très difficile de réserver un billet d'avion
2) Prévenir sont employeur d' une possibilité de retard
3) Choisir un bateau bien équipé avec un skipper avec de l' expérience ds ce style de navigation.

Si vous avez d'autres renseignements, d' avance merci

Joël

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MELODY
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réponse n°130413

 Il est bien vrai que le monde de la mer c'est une foule de gens différents, au niveau de l'expérience comme des motivations...  Ce qui nous réunit c'est la mer...  et c'est ce qu'on aime ...    On a tous plus ou moins fait des petites ou des grosses conneries a un moment ou un auutre, mais la mer vous ramène assez vite aux réalités....  Juste une chose: les uns et les autres doivent faire attention à ne jamais "casser les rêves"...  Ca demande pas mal d'indulgence...  
YL

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privilège 465 (Catamaran)
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réponse n°130415

Salut,
en principe c'est jouable au départ des Canaries, mais la marge est faible, il suffit de 2/3 jours de retard au départ et de 2/3 jours de calme pour rater ton avion.
Et tout dépend évidemment du bateau, tu peux gagner 2/3 jours avec un cata ou un mono affûté.
Bon vent
JF

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COTRE ALU
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réponse n°130559

Une petite histoire qui m'est arrivée question timing/mer/Avion .
1997 îles vierges (BVI)avec des amis sur mon bateau ( il est vrai un sport-fishing )mais bon la mer à moteur ou à voile c'est la même . Des amis de métropole étaient venus me rendre visite moi qui habite sur place . avion du retour France pévu a date fixe . tempête tropicale annoncée . on a essayé de rentrer sur St martin, pour aéroport international  ( passage de l'Anégada pour ceux qui connaissent ) 7 Knts de courant de face , vagues 3m bon poids . sâgement après Un heure d'essai , demi tour , mise du bateau dans la marina du chantier constructeur du bateau à Porto Ricco . retour sur St martin de tout le monde en petit avion local .( LIAT pour ceux qui connaissent ) Amis rentrés en france sans problème . le bateau sous la responsabilité du chantier est resté donc seul sous leur surveillance . cyclone Michel arrive et il coule dans la marina ( pas ammaré comme il se doit par des "pro" . expertise , renflouement , assurance etc ... un an de galère .
sans la contrainte de l'avion , on serait resté à bord , on aurait assuré les amarres nous même , rien ne serait arrivé .
Je confirme , pas d'avion a date précise quand on est en mer .
Bonne nav .

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MELODY
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réponse n°130565

 Tu as sûrement raison Reno..  mais il faut un peu  d'indulgence avec ceux qui s'angoissent devant une traversée toute simple (au moins l'aller par les alizés, car le retour sur le dos de l'anticyclone peut parfois poser des problèmes lourds si le gros temps vous tombe dessus).  Plus on a de l'expérience plus on y est à l'aise.. Ca prend un peu de temps à acquérir.
Pour ce que tu dis des fumeurs et des pieds qui puent.. et plein d'autres choses assez désagréables suivant le caractère des uns et des autres, je suis entièrement de ton avis  et  mes grandes traversées je ne les fais qu'en solitaire....  (surtout parce que j'adore cette solitude si rare à vivre, plus qu'a cause des promiscuités douteuses...). Mais chacun vit la mer à sa façon.
Des années de mer sur des navires de recherche de toutes tailles et avec des collègues ou des marins de tas de nationalités m'ont apporté beaucoup. Généralement du très positif, mais quand ça se dégrade, là ça devient effectivement cauchemardesque..  alors sur un 10 ou 11 mètres il en faut parfois de la diplomatie!!
Embarquer comme équipier avec quelqu'un qu'on connaît très peu ou pas c'est un coup de poker (pas tellement sur le plan technique, encore que..., mais sur le plan humain). Se connaître avant et s'apprécier me semble indispensable si veut "vivre ce rêve".. sans le casser....
YL

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KETCH
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réponse n°130568

je trouve tes propos, YannLoic, marqué au coin du bon sens.

J'estime que la meilleure approche, vis à vis de la mer, est celle de l'humilité et de la prévoyance.

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DUFOUR 36CC
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réponse n°130601

Bj,

Merci pour vos réponses, je vais donc prendre un temps de réflexion et regarder mes disponibiltés.

a+

Joël

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SLOANE
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réponse n°130606

Bonjour tout le monde,

Je n'ai pas des quantités d'expérience en la matière mais voici ce qu'il m'est arrivé et les conclusions que j'en ai tiré :

- Ne pas prendre de billet d'avion avant de partir car on est loin d'être sûr de le prendre. Perso, comme je n'avais pas trop de certitude sur la date d'arrivée j'avais réservé le billet le jour où l'on a quitté le quai en prenant un peu de marge. Beaucoup trop d'ailleurs puisqu'on est arrivé au moins 1 semaine avant la date prévue (je ne me rappelle plus trop) . De plus, on a émis l'hypothèse de changer de lieu d'arrivée en cours de route ce qui avait l'air courant et en tout cas plaisant sur le principe. Finalement, on est arrivé au lieu prévu mais comme je ne voulais pas y rester car je ne m'y plaisais pas et que j'avais d'autres projets en tête qui me sont venues au large, j'ai dû racheter un nouveau billet pour partir plus tôt. Résultat : un billet perdu ... Non seulement on n'est pas sûr des dates et lieux d'arrivée, mais on peut aussi changer de projets. C'est d'ailleurs un des trucs que je n'avais pas compris avant de partir et qui maintenant me donne tout le goût de voyage : avoir la liberté d'improviser. Ne pas avoir d'impératif, c'est un peu comme flâner le nez en l'air un jour de printemps en appréciant chaque instant, en le vivant pleinement et en laissant libre cours à ses rêves et la possibilité de les réaliser

- Naviguer un minimum avec le skipper avant de partir pour un long trajet ou bien se renseigner avant sur son expérience et écouter ce qu'il raconte et la manière dont il le raconte. Désormais, je me fie à mon intuition sur ce point et je me raisonne. Mieux vaut changer de projet et passer ses vacances à terre avec des bons copains que de partir avec quelqu'un dont on doute. Finalement, même s'il n'y avait pas de raison de douter, j'ai peur que cela se ressente à bord et si j'ai raison, et bien, j'aurais bien fait de ne pas y aller. J'avais embarqué sur un bateau sans connaître le bateau ni le skipper ni avoir pu naviguer avec lui avant car le bateau n'était pas en mer et le skipper ne voulait pas sortir pour la journée. Je n'avais jamais vraiment navigué mais je n'avais pas peur et j'étais prête à suivre les instructions qu'on me donnerait. Résultat des courses, nous avons rencontré un sale temps au bout d'une journée et le skipper est allé s'enfermer dans sa cabine et n'en est sorti qu'arrivé à quai après 1 nuit et 1 matinée monstreuses (que finalement, je suis heureuse d'avoir vécues). On s'en est tiré parce que mon copain, pas plus expérimenté que moi mais plus fort physiquement, a réussi à barrer.

Voilà, pour résumer, je suis tout à fait d'accord avec les réponses précédentes et je rajoute que le choix du skipper me semble encore plus important.

J'espère que tu pourras réaliser ton rêve,

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130744

Bonjour Joel ... et les autres of course Clin Comme ça, tout le monde sera plus serein à bord. Quant à ton patron... ben ça dépend si tu as de bonnes relations avec.

J'ai souvent navigué en hauturier par le biais des convoyages professionnels. Bien sùr, on attend la bonne fenêtre météo pour partir, et les skippers ne sont pas là pour faire du tourisme ni pour éprouver le boat, leurs équipiers, leurs nerfs. On ne traîne pas aux escales, juste le temps pour refaire les pleins (si nécessaire).

Aussi c'est des heures de moteur dès que la moyenne chute, que c'est pétole ou que la direction du vent nous ferait tirer des bords trop longs. Surtout sur les trans-Méd.
A moins de 6 kn, le skipper commence à faire la gueule. Au bout d'une heure à 5 kn, faut avoir la main sur le démarreur, et après un quart d'heure à 4 kn, tu te fais engueuler parce que t'as pas lancé le bourrin, et que t'étais en train de révasser comment mieux régler les voiles, voire abattre légèrement... Clin

Alors tu vois, Joël, c'est très aléatoire. Comme tu es toi-même proprio...
Mais en partant avec des convoyeurs sur des voiliers assez grands, légers mais blindés de GO, c'est très faisable Canaries > Antilles... en hiver. Laisse tomber les traversées en été, moteur ou cyclones ds la gueule ! Avec des proprios, c'est plus relax niveau confort mais tu es avec des particuliers "chez eux", poètes, retraités, parfois novice en hauturier, en croisière tranquille avec leurs petites manies. Sans être péjorative, car c'est sympa... mais pour la croisière cotière car à l'escale tous les 2/3 jours, tu peux sortir de leur "salon". En hauturier, c'est une autre paire de manche ! Naviguer avec un pro, ça permet de prendre d'autres automatismes plus pragmatiques.

Voici quelques liens, outre les bourses d'équipiers habituelles :

Moby Dick, basés à Hendaye, j'ai fait 2 transméd avec eux (Gruissan-Turquie), ils t'envoient régulièrement des mails sur les bateaux en partance. Et après, selon sympathie, c'est les skippers qui te recontactent. Cette boite envoie pas mal de boat sur la Turquie, soit de Méd, soit en faisant le tour de l'Espagne, ça dépend du contrat. Ils font aussi des transat mais bcp moins.
http://www.vente-location-permis-bateau.com/pages/default.aspx?toid=bour...

Eux font de la transat, défraye le second même ! Des fois, y'a des boat un peu moins "série tupperware". Je suis partie avec les 2 qui faisait bosser mon pote, mais la 2ème (là c'était aussi un Mooring mais en 31') mais j'ai du arrêter aux Canaries.

Convoyeurs british
http://www.reliance-yachts.com/crew.php

ou son concurrent irlandais
http://www.atlasdeliveries.com/about.html

Et tu peux tjs essayer de contacter les loueurs tels que Mooring/Sunsail (qui passent par ces boites-là) et plein d'autres. Ils pourraient te mettre en relation avec les skippers ?

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130745

Hyper bien écrit-décrit. J´ai pris plaisir à lire.
Ça mériterait de passer dans la rubrique "récits de voyage"!!!

Sophie S/Y Enomis

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Inscrit forum
réponse n°130752

J' ai eu la chance de lire le détail des aventures de Pascale au jour le jour - ne devrait-elle pas les publier ?

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130754

Tout à fait d´accord avec toi Christiane... Pascale devrait publier... surtout qu´en plus de sa jolie plume elle a de forts bonnes adresses !!!
Peut-être que ça aiderait certains à reconsidérer la "gente" féminine embarquée... de la matelote au capi...
En dehors de ça toutes les expériences sont bonnes à prendre et peuvent surtout servir à tout le monde... (sans chercher à savoir si le tout-l´monde est mâle ou femelle...)

Je pense que Joël s´est forgé sa p´tite idée maintenant.
Que tous les meilleurs vents du globe accompagnent ta transat Joël !

Sophie S/Y Enomis

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130760

Oui Christiane a suivi ma transat 04/05 comme celles "avortées" ensuite en 05/06, ou avant en 03/04 mais avec des proprios...
Quant au Pacifique... c'était en 92/93 Clin

Pour les récits, ça été fait concernant l'Irlande l'été dernier
13 pdf pour autant d'escales, à télécharger, assez long car lourds.
http://www.hisse-et-oh.com/articles/article.php?article=1066

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130766

Merci Pepette de faire partie des "nôtres" (au féminin bien sûr!)

(aïe les mecs... battez pas!)

Sophie S/Y Enomis

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130770

Pour les futurs équipiers sur voiliers de loc...  Astuce donnée par les skippers qui doivent rendent nickel le boat.

Ben oui, petit doigt sur la couture (pour avoir un prochain à convoyer) lors de la visite rapide de "l'inspecteur" qui fait vite, fonds clean sans un cheveux mais s'en fout des fissures structurelles ! Paradoxalement, la casse technique est tolérée en transat, voire souhaitable pour évaluer ensuite les points faibles lorsqu'il seront intensivement loués... au catway. Ça dépend qui réceptionne... le commercial qui va l'exploiter rapidement ou les techniciens qui vont l'entretenir. C'est le 1er qui met les notes pour l'armateur qui emploiera ensuite le skipper...

Donc, une éraflure sur une cloison (fermeture éclair de veste de quart...) ou pet sur plancher (si on n'a pas tout masquer, moquette cheap au sol ou cartons car c'est fou ce qu'on échappe en mer), c'est très mauvaise note ! Alors le chorizo passé dessus est salvateur, même couleur, gras remplissant le creux... comme le coup du dentifrice blanc en guise de rebouchage de trou de punaise dans un appart pour l'huissier... heu ? en guise de pet sur le gelcoat, le dentifrice, ça le fait aussi. Clin

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130772

Excellent !!!

... le "cheving-gomme" aussi comme bouche-trou peut faire l´affaire...
... et pour les trous plus importants le tampax...
... et quand on échappe le bidon d´huile dans le fond du compartiment moteur les couche-culottes : y´a rien de mieux pour tout absorber sans se fatiguer et peaufiner un nettoyage Had´Hock mon cap´tain...

Bref, système D... la liste est longue !

Sophie

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130773

Certes Sophies, système D...
mais j'ai jamais navigué avec des couche-culotte et le chewingum a rarement la couleur adéquate.
Quant à nos pinoches à menstrues (comme le dit ODK) elles sont la terreur des males qui sont persudés qu'on va les balancer danc leur wc. Les mythes de nos incompétences ont bon dos. Combien de capotes balancées par les gars dans le même réceptable qui ne tolèrent rien de non dirigérés Clin

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130775

Eh beh moi je navigue avec toujours un sac de couche-culottes en réserve... MDR...
... et je t´assure qu´elles m´ont déjà maintes fois rendu service et pas seulement dans les cas d´énurésie...
Fais l´essaie quand tu vires de l´huile en fond de cale et on en reparle.

Quant aux pinoches, les nanas on les leurs comme tu le soulignes... les mecs ont les leurs comme on le suppute... donc à chacun sa pinoche quoi !...

J´ai bien aimé ton apparté sur les capotes... mais tout ça nous amène loin de la question de Joël !
Faudrait ouvrir (pour la énième fois d´ailleurs sur STW) un thread sur les trucs et astuces... il doit sûrement y´en avoir de nouvelles au fil des Z´ans !

Sophie S/Y Enomis

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KETCH
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réponse n°130789

Si Joel n'a pas été mis au parfum avec toutes ses interventions, je ne comprends plus rien…

Sympa cette échange entre femmes sur un  forum très masculin (comme les autres).
Et si rare.
Vous avez raison, sur l'utilisation des WC.
Je crois que mec et nana sont sont à mettre à même hauteur sur le podium "bouchage".
Puisque c'est la trop grosse consommation de papier qui cause la grande  majorité des problémes.
Seulement la rumeur a la vie dure et un exemple devient vite une généralité.

Moi, j'en suis à me poser la question autrement:
j'hésite à embarquer un équipier pour une transat est/ouest car il y aurait un point de doute sur le voilier
que je vais (peut-être) acheter.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130791

Hello Lorenzo
enfin tu l'as trouvé ton boat  ! T'es aux States ?! Je te souhaite le meilleur pour la suite.
Tu ne devrais pas avoir trop de mal à trouver un équipier sur place, j'espère.

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KETCH
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réponse n°130795

Salut pépette,
pour l'instant, à la clef, il y a un aller-retour, une visite, et une attente de réponse du broker,
en fin de parcours de négociation.
Mais tant que la signature n'est pas apposée, je suis toujours sans bateau…

Si le projet se poursuit, va y'avoir du sport.

Le voilier : un Freedom 33.  Un sacré look.
Totalement atypique chez les froggies !
Très proche du mouton à cinq pattes que j'ai dans la tête.

Pour l'équipier, je vais mettre quelques annonces deci-delà.
Internet permet de mettre facilement en réseau.

L'équipier devra adopter un style de croisière sur le mode Moitessier.
Très simple mais fonctionnel…


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SANTORIN AMEL (Monocoque)
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réponse n°130798

Salut les filles, et les mecs....

Il y avait "Sophie écrivain" je viens de découvrir "Pépette" . Alors aller voir le lien qu'elle nous a donné !! Bien fait , mise en page, photos ; maintenant après avoir parcourru le"livre" je vais le lire.

Des pareilles, vous en remettez une tournée. 

En ce qui concerne, les transats et coéquipiers de tout poil , tout est dit!

Dany  S.Y. FARNIENTE     (en préparatif pour départ au Maroc dans 15j) 

PS  pardon j'ai déjà mes Billets d'avion pour le retour; ne vous offusquez pas, merci.   

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réponse n°130799

Pépette a bien décrit les profils de skippers et si Joël est pressé il a peut-être intérêt à choisir un convoyage professionnel.

Il existe cependant aussi des proprios qui aiment naviguer sans s'arrêter dans les endroits sympas, et même à contre-saison, sans y être obligés. Faut aimer, mais si la priorité est de traverser vite pourquoi pas ?

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130814

J´imagine facilement le bonheur de Lorenzo... lui il n´aura pas intérêt de donner un RDV à une date précise quand il va se lancer dans sa traversée W-E

Au fait pour les chiottes en nav´, la meilleure façon de na pas les boucher c´est de ne pas s´en servir
Rien de mieux que le p´tit seau surtout quand on est parti pour une longue nav´ et au près !!!
Là j´pense à Lorenzo... aux éventuelles pinoches ... ... et à son retour à la Moitessier...

Perso Enomis a beau être bien équipé quand ça bastonne trop je ne vais jamais aux chiottes... elles sont devant et ça fait trop badaboum... et en plus je suis fainéante c´est souvent trop fatigant de se déplacer à bord quand on est au près par mauvais temps (surtout!).........
 
... et quand j´ai un équipier il fait souvent pareil (tiens je réalise que ce sont toujours des mecs que j´embarque!)... 
En tous cas je n´ai pas de pipi de partout... parce que faut bien avouer que certaines pinoches sont à orientation douteuses...

Où nous mène la question de Joel, n´est-ce pas ???!!!
A passer un bon moment ensemble sur ce thread en tous cas comme disent Lorenzo et Dani...

Sophie S/Y Enomis

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DUFOUR 36CC
Inscrit forum
réponse n°130815

Bj,

Merci à Pepette pour les bons renseignements qui montrent un bon visage du projet.
Maintenant, je serais ds 6 semaines sur mon bateau en Grèce et après 11 mois retrouver son beau coursier (quel bonheur ).
Gd merci pour toutes les infos
Joël

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130858

"Cata-glin-glin"...  mais tu le découvres seulement ou quoi ????????????? !!!!!!!!!!!!!!!!
Remonte dans le temps sur STW tu y trouveras pas mal de ses interventions où tu risques de bien te marrer...
Pour la "débilitence" il a la palme...................

Mais bon... ça aide à passer de bons moments... par les temps qui courent se marrer un peu ça devient si rare et ça a tellement du bon !

Au fait je lis sur ton profil que tu veux mettre un Cabo de Horn sur ton canote ?
C´est un très bon wind... le Pacific+ aussi est pas mal en son genre (j´en ai un pour ça que j´en parle!)

Bonnes nav´s à toi en tous cas...

So

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130929

Autres petites précisions de bons sens... ça semble évident, mais pas mal d'entre nous (équipier d'un jour ou équipier toujours) l'oublie souvent, surtout lorsqu'on se retrouve embarqué 1 mois avec des quasi inconnus, di-plo-ma-tie,  plomatie Clin

Dans le 1er cas, certains skippers pros n'aiment guère prendre des équipiers eux-même proprios, ou des "expérimentés" en régates ou monos de croisières côtières, cela pour éviter les combats de coqs.
Car mieux vaut éviter des réflexions genre :
-  "Moi, j'aurais pas fait ça comme ça"... Là, c'est future embrouille avec le "boss", pas bon de chercher la tite bête quand y'a un truc qui a foiré. Clin Ça gâche le plaisir ce genre d'emprise de la part d'un équipier qui-se-la-pète et critiquant leur modeste bateau.

Comme les croisiéristes (c'est pas péjoratif du tout), bien qu'amarinés sur du court terme, avec le confort (eau pr douche, bouffe fraiche, électricité à tout va, etc..) suppléé régulièrement, et se prennent à rêver de partir au long court... Souvenirs du charme de 3 ou 4 nuits de quart entre po(ê)tes, ou de l'aventure du coup de vent les chahutant 48h, sauf qu'ils récupéreront de cette fatigue à l'escale très proche ! Alors en transat, ils réalisent qu'ils sont incommodés par ces restrictions de vie en autarcie, et parfois sont incapables de gérer leur sommeil/énergie pour assurer la routine des quarts sur une vingtaine de jours.

Je trouve que le petit texte de STW sur leur bourse d'équipier est un très bon avertissement.

Si pour écourter le temps dispo, on opte pour un embarquement direct des Canaries sur le voilier d'un proprio, faire absolument des ronds dans l'eau autour des iles quand ça souffle suffisamment pour se rendre compte du comportement de chacun (proprio/équipier/voilier). Bcp pourrait s'offusquer que l'équipier demande des précisions "pakça à foutre de répondre aux mails d'un crétin d'équipier, non mais !" Ça sent mauvais déjà...
Sachant qu'un AR Canaries (vols "vacances" d'une semaine ou 2) est moins cher qu'un aller simple, donc en cas de doute une fois à bord : bateau pas prêt à partir dès la bonne fenêtre mto, que le matos à réparer est tjs en attente depuis des lustres, ou qu'il refuse de sortir pour simple évaluation... ou le proprio tergiverse trop, glandouille, que vos petites manies ne s'accorderont décidément pas enfermé ensemble... bref plein de raisons d'une mauvaise prépa ou manque d'anticipation. Ne pas hésiter à renoncer le cœur fendu certes, mais sain et sauf.

Heureuses navigations à tous !

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SLOOP ACIER
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réponse n°130935

Pepette, quel plaisir de te lire, tu as tout compris, tu as tout dis. 

Serge

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DUFOUR 36CC
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réponse n°130936

Bj,

Merci pour tes bons conseils, tu sais c'est aussi très bien de se laisser mener par un autre marin et simplement profiter du bateau sans se poser trop de questions.
Maintenant, c'est un projet que j'aimerais realiser cette année ou une autre avant de le faire avec mon bateau et je comprend qu'il faut prendre le temps de choisir son équipage et pourquoi rejoindre un équipage aux Canaries que j' aurais pu connaître en France.

merci pour tes bons conseils

a+

Joël

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130938

En tous cas il y a une phrase toute simple qu´il faut savoir dire... surtout quand on a un "embarqué" à bord :

-" Bien envie de faire "ça".... QU´EST-CE QUE TU EN PENSES ?"-

Je trouve le "k´est-c´ke tu en penses "magique".
Il remet souvent les pendules à l´heure...  appaise les esprits...  met tout le monde au diapason...  met tout le monde à l´aise... bref, ça fait règner une ambiance des plus cordiales à bord !

On montre qu´on ne prend pas l´autre pour quantité négligeable au moins... et l´"autre" est toujours respectueux et reconnaissant de ce genre d´attitude.

Sophie S/Y Enomis 

Anonyme (non vérifié)
réponse n°130950

Bon ben c'est chouette, Joël, que tu le prennes dans ce sens-là, je ne doutais pas de ta tolérance à te "laisser mener en bateau" Clin

La plupart des proprios souhaitant naviguer en hauturier font cette expérience avant de s'y lancer avec leurs propres bato zé famille. Une 1ère expérience grandeur nature avant : c'est sain, légitime et prévenant pour la prépa d'avenir.
Il y a aussi des stages (UCPA, Macif, Glénan ou autres, qui proposent des transats, leurs flottes aussi allant d'une base à l'autre) AMHA c'est assez loin de la réalité de naviguer en équipage réduit ou en familiale.

Par contre, je suis moyennement d'ac avec Enomis. Sur le fond, oui, dans la pratique, non.
C'est une phrase qui désamorce les conflits en général, permet de responsabiliser les équipiers, etc... ok. Sauf qu'à double tranchant ! C'est aussi la porte ouverte à toutes "mutineries" sur les prises de décisions qui incombent finalement au chef-de-bord. Et comme dit l'adage :  "les conseilleurs ne sont pas les payeurs".
Pour certains patrons paternalistes, c'est comme de rejeter la faute aux "subalternes", si le navire fait naufrage c'est de votre faute.
Amicalement

Le site de la Grande Croisière...